S'envole l'âme des vieilles demeures
Pleurent les fenêtres aux meneaux éventrés
Hurlent au vent les portes disloquées
Nos villages se meurent dans l'indifférence
Les souvenirs de nos anciens
Dorment au profond des petits cimetières
Au chaud costé de l'église résistante
Pourtant, il n'y a pas si longtemps
Les rires courraient dans les chemins creux
L'hiver on se retrouvait au coin du feu
Pour écouter l'aïeul raconter sa jeunesse
Le temps des sabots et des serpettes
Au lavoir, à voix basse se disait les secrets
Les rires des enfants s'envolaient dans le vent
Mêlés au meuglements des vaches aux champs
Les odeurs changeaient au rythme des saisons
Les cloches sonnaient
Égrainant le temps qui passait
Ce temps qui passe trop vite
Laissant mourir les vieilles demeures...
Clémentine*
24/03/2025
costé, comme disait les anciens*_* le chaud costé c'est le sud
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