22 déc. 2021

Sur un air de diva...


                                                      


Sur un air de diva...

Dans ma ville,
Jolie petite ville de lorraine
Une course à faire...
Un matin chafouin
De ceux brumeux en cette saison
Je me gare entre patinoire et ciné
Je sais le raccourci pour aller voir mon photographe
Alors je prends les escaliers sous l'ombrage du château
Entre l'ancien et le moderne de ma ville
Le passage est sombre mais...
Tous les cinq pas, une clarté me précède...
A l'aller, je déambule  tranquillement
Mais en revenant, son regard admiratif sur mes clichés
Me donne le sourire, mon expo sera belle...
De retour à ma voiture, je me dirige sous le passage et...
Me voici me transformant en diva!
Sous le doré des feuilles d'automne
Entrant dans chaque halo lumineux,
Mes talons claquent sur le sol
Je me redresse, attendant les hourras de la foule...
Mais seule je suis, qu'importe, la lumière me suffit
Je salue comme une star de la main
Et mon rire résonne sous la voute
Je suis "la diva'' méconnue du passage ...et cela me suffit !

Clémentine*d'humeur rieuse 
20/10/2021



29 oct. 2021

Divine Pudique...






Pudique beauté tu es
Belle de rondeur appelant caresses
Sublime est ta peau chocolatée
Femme baobab toute en féminité

Dans mon intérieur, tu cherches ta place

Sous le regard de ma Dame au baiser
Tendrement, je t'ai placée
Elle, l'extravagante, toi, la pudique
Une fraction de seconde m'a suffit
Pour comprendre qu'elle t'attendait

Il me semble que son baiser, son regard étoilé
Avec toi, je vais devoir le partager

Mademoiselle Pudique, tête baissée
Tu t'accroches à ta dentelle dorée
Essayant de caché ta somptueuse nudité
Mais Dame au baiser saura t'apaiser
Et peut-être une nuit, sous la lune dorée
Laisseras-tu de ton corps, glisser ta dentelle offensée...   

Clémentine*
28/10/2021  

Une oeuvre de Corinne Humbert
              LaCoco.ceramique (facebook)               



Douceur matinal




Arc-En-Ciel, Couleurs, Nature, L'Eau, Mer, Océan, L'Été
image par David Mark de Pixabay




Quand de ta douceur matinale, tu m'enveloppes
Me laissant deviner ta passion pour ma peau
Quand, encore les yeux clos
Sous tes caresses, je m'abandonne
Frissonnante de plaisir
M'étirant comme un chat
De mon Est tu pointes ton joli nez
Me promettant belle journée
Mais il t'arrive aussi de bouder
De te cacher ou d'éternuer
Prenant jolie douche
Tu me dessines amoureusement
Arc de lumière et de passion
M'invitant à te rejoindre dans ta folie
Au pied d'une montagne, en pleine campagne
Ou sur un joli rivage à vite découvrir 
L'amour que tu y as caché
 Suivre en funambule et tirer sur ce fil
De jouer avec les nuages
Et de te retrouver de l'autre côté
Arc-en-ciel à chevaucher
Combien d'autres avant moi ont essayé?

Clémentine*
3/03/21



26 août 2021

La sieste de Salvator Dali

                        






Se reposer mais ne pas trainer
Dormir sans s'endormir
Rituel d'après-repas
Douce pénombre en pièce feutrée
Les lourds rideaux  cramoisis sont tirés
Le maître s'installe en fauteuil préféré
Gala se retire sur la pointe des pieds
Doux pas feutrés glissent sur le plancher...
Une clé...
Belle clé patinée par les ans
Celle qui se transmet de père à enfant
Qu'importe si elle n'ouvre plus l'huis d'antan
Elle reste la clé des songes et du vent
Ceux qui construisent notre destinée bellement
Au sol, un plateau de cuivre posé
De rosaces et d'entrelaces martelé
En son fauteuil lové
Salvador, pieds sur le pouf juchés
Bras droit nonchalamment accoudé
Tenant entre pouce et index la lourde clé 
 À l'orée du rêve, rejoindre Morphée
S'évanouir en brume onirique désirée
Jusqu'à ce tintement répété
La clé tressaute sur le plat cuivré
Voilà, c'est fini de rêvasser
Fin de la sieste, la clé est tombée
Reprends tes pinceaux  et lisse ta moustache soignée
 Peint ce que tu as rêvé
Pour nous transporter hors réalité
*
Qu'importe les années, toujours ta peinture me feras rêver

Clémentine*
20/08/2021



La rose méditative » Salvador Dali (1958) – Blog Wipplay

La rose méditative de Salvador Dali(1958) image blog Wipplay

15 août 2021

le Mont St Michel










Il est des endroits qui vous submerge et vous garde à jamais
Où y revenir  reste toujours un rêve à caresser du bout du cœur
Qu'importe le temps, les années sans passage, le Mont est là,
Il vous attend et vous transporte
 Vous touchant au plus profond de votre être
J'ai toujours ce plaisir d'effleurer ses vieilles pierres
De respirer l'atmosphère si étrange qui s'en dégage
Vite, quitter la ruelle centrale où s'entasse les touristes
Grimper ces petits passages pour mieux encore respirer
Respirer, ressentir, frôler ses pierres et voir la baie
Elle s'étale, majestueuse et capricieuse
Faisant fi de ses étranges créatures testant son sable mouvant
Au loin les agnelles paissent tranquillement
les mouettes font ballet avec les cormorans
L'Archange doré joue à gratte-nuages dans le vent
Et moi...
Je rêve, souriant béatement...

Et vous offre une visite du Mont à ma façon...

















































  












































Comme toujours, j'évite de photographier les gens, et là , au Mont, c'est un exploit!!!!!!*__*




24 juil. 2021

Les chemins de saint Jacques de Paille

Meule de foin de  Claude Monet







Cheminent les sentes fleuries
Les routes de pailles, les chemins de foins
Fleurent l'air des monts, celui des ravines
Des champs de blés coupés et du sainfoin

Se bâtissent les cathédrales d'hommes de saison
Sueurs au front, c'est le temps des fenaisons
Chapelles de gerbes, églises de meules
Constructions éphémères, riantes du beau temps

Passent les anges glanant les prières des champs
Cantiques de rires exhalant des gorges d'enfants
Litanie de poussière d'or voltigeant à la vague du vent
Conjuration du soleil, exergue le chaume  flavescent

Et se bâtissent au milieu des champs
Les cathédrales de pailles des nouveaux temps...



Elle est belle notre campagne sous son air estival...





Clémentine*

02/08/2013


16 juil. 2021

Il faudra bien qu'un jour...




Etang de la Comtesse






Un jour
   Ou une nuit
Je poserai ma plume
La laissant m'entraîner rejoindre mes mots       
Partis voyager sur les nuages,
Je glisserai avec eux
En intrépide cavalcade
Pour vérifier leurs merveilleux parcours,
Je chevaucherai les étoiles
Celles que j'observais avec tendresse,
Là-haut, j'écrirai toujours
En  choisissant plumes d'anges aimés
Et laisserai mes mots voguer
Avec moi sur les nuages,
Au gré de leurs envies
A celle de votre fantaisie de les lire

Il  vous sera aisé de penser à moi
Les jours de brise délicate 
Quand nonchalamment elle vous caressera 
Pour un instant, je serai les soupirs du vent
Chantant à la cime des grands sapins blancs

Au crépuscule d'une neige rêveuse
Offrez-lui tendrement la chaleur votre main 
Laissez un flocon se poser comme caresse au creux de votre paume
Il deviendra larme du bonheur d'un bel instant
 Celui de vous accompagner,
Sans cesse

Les jours de soleil éblouissant
Quand il vous chauffera la joue, ce ne sera qu'un baiser donné 
Chevauchant fougueux rayon à l'ourlet de ma bouche,
Moi la pourvoyeuse de bisous sur terre
Je ne m'arrêterai pour autant
De les prodiguer à tout-va depuis l'au-delà,

Douce pluie de mai ne sera que perles de joie
 De vous voir respirer fleurs sauvages du printemps
De vous observer caressant ma préférée, fleur de fossé
Ma belle et tendre malvéa, 
Je continuerai à vous aimer, à vous protéger
A vous contempler, juchée sur mes nuages,
Ceux qui transportent mots et amour en partage

Clémentine*
27/12/2020

Il n'est jamais trop tôt pour écrire le dernier poème de notre vie, il aura le temps de se mêler à la chaleur et l'amour du premier jusqu'au dernier


PS missive posthume à ceux que j'aime et qui m'aime, n'ayez aucune crainte, son papier en sera bien jauni quand elle vous sera remise... nous sommes en période de Noël et vous savez combien me manque mes trop-tôt partis...



8 juin 2021

La Chaumière abandonnée...


La Chaumière abandonnée...

En me promenant, je l'ai trouvée,
Cette chaumière abandonnée
Charme désuet du temps passé
De sa splendeur, elle à tout oublié,
Auprès d'elle j'ai voulu me reposer,
Puis je me suis endormie,
A l'ombre de son puits
Songe étrange, comme une obédience,
Tout mon rêve c'est mit à revivre...

J'ai entendu les rires joyeux
De ces enfants trop heureux,
Sur le pont de pierre jouant
A jeter des cailloux dans le courant,
J'ai vu la vache dans le champ
Parmi les herbes grasse ruminant,
Attendant patiemment...
Les fenêtres grandes ouvertes
Laissaient toutes entrer le printemps,
Les abeilles, le soleil et les rires des enfants,
Des odeurs de douceur, de tarte et de bonheur
En retour s'en échappaient furtivement, embaumant.

Un long grincement de souffrance
D'une porte mal fermée m'a réveillée,
La chaumière s'ennuie et le fais savoir,
Son toit de chaume pleure écrasé de douleur,
Ses murs refroidis n'ont plus beaucoup de vie,
Plus de parfum ni de rires s'échappant...
Le soleil n'entre plus, les croisées sont fermées,
La vieille chaumière se meurt
Ne demandant qu'à revivre, espérant...
Il ne faudrait pas grand-chose
Pour que tout redevienne comme avant
Qui sait, peut-être qu'elle vous attend ?

Clémentine*

Huile de Christian Labenne...Norrent Fontes 62

26/01/2011

9 avr. 2021

La Belle Dame du Bouffrot( les côteaux de st Laurent-Epinal,Vosges) une histoire de pierre

                     





Pensive... le front appuyé contre le grand sapin blanc qu'elle a regardé grandir au fil des ans, comme elle en a vu tant d'autres, croître et mourir au fil des millénaires, son joli chignon soigneusement tiré vers l'arrière, émergeant d'une étole rugueuse, est égayé d'un plumetis épineux.  La belle dame du Bouffrot au nez mutin, chantonne douce mélopée que la brise emporte à travers les branches des grands sapins.
 Laissez-vous envahir, laissez-vous submerger par sa beauté, au printemps, son souffle tiède déposé par le vent sur votre nuque vous fera frissonner, écoutez-la, elle ne cesse de conter dans le bruissement des feuilles mortes sa vie d'avant, admirez ses mèches crantées retombant sur son front, son maquillage  de mousse et de salpêtre lui va à ravir.
 Gente dame du Bouffrot possède la plus douce des patiences, mais il est des jours où larmes roulent sur ses joues gréseuses, larmes se noyant sur tendre tapis de mousse, devenant perles de rosée précieuses, des jours où elle pleure sur notre monde, des jours où elle regrette de ne plus être tout là-haut, sur la crête, d'où elle pouvait contempler, perchées sur l'autre côté du vallon, ses sœurs de pierre, observer d'autres cimes de sapins ou se posaient des oiseaux multicolores traversant sans encombre la verte vallée. Elle admirait en silence tout en écoutant chanter rivière sans nom, sinueuse, rieuse et vagabonde, où venaient boire multitude vie de plumes ou de poils, vêtus de carapaces où d'écailles, minuscules ou énormes, se retrouvant là, au bord cette rivière sans entrave, libre d'aimer la mousse ou l'herbe grasse se prélassant sur ses rives ou glissent encore au printemps les rus cascadant, courant et sautillant sur les cailloux venant la rafraichir des fontes de neige. Longtemps, très longtemps après, elle a entendu les hommes l'appeler Moselle... Pour revoir tout cela, il lui suffit de fermer les yeux, d'oublier ces scélérats la mutilant,  gravant à jamais sur sa chair de pierre, des lettres et des cœurs d'un amour de jeunesse ou d'un passage si vite oubliés de leurs mémoires. Mais elle frémit toujours aux caresses si elles sont faites avec tendresse, je garde cette étrange et douce sensation au bout des doigts... 
Douce dame du Bouffrot... Tu as encore tant et tant de siècles à attendre,.. ton destin est de sourire à qui saura le voir, à faire rêver qui saura imaginer tout ce que tu as pu voir et entendre, ce que tu entendras et verras dans le futur, quand nous, hommes de passage ne seront plus que poussière, toi, qui est là depuis la nuit des temps...

                                                  Clémentine* la vagabonde *__* 

                                                                      27/04/2021







je reviendrais poser d'autres photos de cet endroit.... *__*

11 mars 2021

Japon, Fukushima écrit le 15/03/2011







Ils étaient du pays du matin calme
Ils étaient du pays du soleil levant
Du pays des pommiers en fleurs
De celui des cerisiers blancs

Ils aimaient dire
Nous sommes du pays du sourire...

Un grand chambardement
Un immense tremblement
De celui qui fait peur,
Qui amène trop de douleur
C'est abattu sans crier gare
Il n'a pas suffit, des profondeurs
L'a amenée avec lui
Elle, la terrible, la dévastatrice,
Celle qui emporte tout, détruit tout
Et puis comme si cela ne suffisait,
La folie des hommes à toujours vouloir plus
A explosé.....ils seront tous contaminé...

Quand reviendra-t'il ce pays du sourire
Ce doux pays du soleil levant,
Avec ses pommiers roses
Et ses doux cerisiers blancs
Pourra-t-il le redevenir
Mon cœur est plein de tristesse,
Empli de toute leur détresse,
Et je suis là, regardant le soleil
Espérance de vie, vite, qu'elle leur revienne...

Clémentine*
15/03/2011

20 févr. 2021

Course en plein ciel...(2010)

CH


Un gros nuage blanc,
Ne voulant rester seul,
Se met en train,
Se met en chasse,
Dans le petit journal des nuages blancs,
Passe annonce ainsi libellée:
Cherche compagne
Pour courir sous l'azur
Parcourir le monde à deux,
Et plus si affinité...
Il faut qu'elle ai patience,
Il m'arrive d'être grognon !
Il faut qu'elle soit gentille,
Douce comme chantilly...
Il faudra de la douceur
Pour voyager confortable,
Et puis, qui sait,
Petits nuages pourrons-nous faire ?
Agneaux laiteux, tout moutonneux
Que nous trainerons derrière nous,
Les emmenant par-dessus les montagnes,
Leur faisant voir les rivières
Les prairies et des gens heureux
Gros nuage blanc cherche compagne,
Pour jouer à la cachette,
Avec les étoiles ou la lune,
Pour courir dans le ciel, après chimère blanche,
Offrir ombres chinoises au soleil couchant
Pour pleurer de bonheur, attendris par certains cœurs,
Grand nuage blanc, sera très patient...
Gros nuage blanc a trouvé sa compagne,
Il s'accroche, l'attire vers lui,
S'étiole d'amour , longue trainée de soie,
Lui montre les arbres, les lacs et les bois,
Nuages blancs ne m'attendent pas,
Glissent dans l'azur en riant
Les voici filant le parfait amour....droit devant !

Clémentine*
02/10/10