12 avr. 2017

LE VIEIL HOMME AU CHAPEAU DE PAILLE

L'homme assis Paul  Cézanne



LE VIEIL HOMME AU CHAPEAU DE PAILLE


Le vieil homme au chapeau de paille,
A la démarche chancelante
Canne soutenant son corps en défaille
Déambule sur le trottoir, sans aisance

Malgré les ans, il porte toujours beau
En ce frisquet matin de printemps
Provoquant aimable sourire à l’assaut
Au visage de conductrice, pour lui se déportant

Pourtant je n'ai fait que le croiser
L'espace d’un court instant
Une seconde devenue éternité
A ma jeunesse me renvoyant

Emportant mon esprit dans le vent
Au demi-jour des platanes du sud
D'une rieuse agora à l’accent chantant
A cloche-pied sur la marelle, je suis revenue

Nous étions joyeuse bande d’enfants,
Nous chamaillant pour réglisse et cachou
Rieurs et chahuteurs surveillés des mères-grand
Tricoteuses et brodeuses sur pliants de bambou

Doux visages fripés aux regards bienveillants
Elles fredonnaient en chœur 'Mademoiselle voulez-vous'
Tendre mélopée au souvenir de leurs vingt ans
Quand leur cavalier pressait à leurs joues, tendre bisou

Bien sûr, lui vient de plus loin
Son teint basané le laisse deviner
De son pays, fier Aristocrate d'Hélios
Il ne peut qu'être, assurément
Venu se perdre en mes fraîches contrées
De son plein gré où par la vie, obligé
Il garde au fond de lui son soleil bien aimé

Mais qu'importe tout cela...

En ce frisquet matin de printemps
Gelée matinale disparue au soleil levant
Le croiser, lui, sa canne et son canotier
Ont embelli ma journée, s'en est-il douté…

Clémentine*


8/04/17


Mademoiselle voulez-vous de Vincent Scotto



6 avr. 2017

Folie des hommes...où nous mèneras-tu?

Apocalypse    Albert Goodwin


Folie des hommes... où nous mènera-tu ?

Déjà

Lentement, mais surement tu détruis la terre
Celle que tes ancêtres t'avaient confié
À coup d'explosif pour trouver des pierres
Que tu appelles précieuses, plus que certaines destinées...

Sans vergogne, tu détruis
Celle que tu laisseras à tes petits enfants
À coup de bombes, de pelleteuses ravageuses
Dans un bruit assourdissant

Tu arraches et supprimes
Les arbres et les collines
Pour y soustraire pétrole 
Ou les submerger de béton 

Que t'importe la vie des autres
Qu'ils se noient dans l'océan
Où meurent de soif en d'autres continents
Du moment que toi, tu as ce qu'il te faut

Seul t'intéresse l'argent
La possession, la domination
Politique ou religionnaire
Des autres, tu n'as vraiment que faire

La liste de tes méfaits serait bien trop longue
Tu as pour nom égoïsme, perversité, cruauté ou cupidité
Et s'il t'arrives par hasard de t'apitoyer
Tu laisses aux autres le soin de faire et d'aider

Toujours plus il te faut

Remplir tes poches, d'argent, de pouvoir 
Où de voix aux élections
Tu piétines, tu détruis, tu mens
Afin que ton nom flotte aux bannières du vent

Il flottera sois en certain
Mais pas seulement pour en dire du bien
En attendant...
Folie des hommes... où nous mèneras-tu ? 

Clémentine*

4/04/17





3 avr. 2017

Mes mots...

                               



                       Mes mots...

Ils filent
      S'envolent
                Planent
                        Ricochent
                                Se lovent
                                       S'étalent
                                  Câlinent
                          Glissent
                     Fulminent
               Voyagent
Ils font sourire
                   Font rire
                                 Font pleurer
                                          Font rêver
                                                      Vous entraînant
                                                                    Délicatement
                                                                                     Sur mes nuages


                                                            Pourtant, ce ne sont que des mots.....

                                                                            Clémentine*




Printemps sur ma jolie ville d’Epinal


CH


                                         Printemps sur ma jolie ville d’Epinal





Ma ville redevient rieuse
Colorée et malicieuse
Elle lance le mauve de ses prunus à l'assaut du ciel
Y mêlant l’or des forsythias se prenant pour soleil

*
Sous le charme et l’effervescence des magnolias
Les oiseaux gazouillent avec maestria
 Ça court, ça piaille ça volette et ça chante
Echange de tendresse sous ailes caressantes

*
Harmonieux parterres de fleurs
Éclatent sous mille et une couleurs
La glycine se prépare avec émoi
Flirtant avec le tu, avec le toit

*
Ma Moselle traversant le cours
En ébauche de ses plus beaux atours
Ondule sa chevelure au fil du courant
Que le soleil parsème d’éclats de diamant

*
Jolies jambes se dévoilent peu à peu
Faisant naître sourire et œil malicieux
Jeune fille en fleur rosit sous le regard
Du garçon jovial traversant le square

*
Les amoureux à l’abri des frondaisons
Feuilles émergentes à peine, douce illusion
S’enlacent avec passion tout en se bécotant
Donnant belle envie d’en faire tout autant

*
Sous la houlette du soleil
La brise devient caractérielle
Volent, volent mes jupons
J’en oublie toutes mes saisons

*
Redevenue insouciante adolescente
Ma ville avec sérénité j’arpente
L’œil aux aguets, le nez au vent
Bien douce jouissance de printemps…

Clémentine*


2/04/17

22 mars 2017

Printemps... où es-tu...






Tristes sont les tourterelles
Sur les branches noires du grand chêne
Elles attendent sous l'ondée d'hiver
Un printemps subitement devenu abdicataire

Pourtant, hier encore, sur mon lac

Les grèbes ont fait parade nuptiale,
Tout en éclaboussement
Poules d'eau s'appelaient dans le vent,
Les grands cygnes dans les roseaux se sont cachés
À la recherche d'un endroit pour en secret s'aimer

Sur la pelouse détrempée
Premières pâquerettes se sont noyées
Ma Moselle en pleur oubliant tout dangers
Ses rives flavescentes ne cesse de submerger

Le gris monotone des cieux
Ne laisse percevoir de jours heureux
Comme un cri d'alarme monocorde
En rafale, le vent quémande miséricorde

Printemps... printemps...
Ne penses-tu pas qu'il serait temps...

Clémentine*



13 mars 2017

Traces...

              





Traces bleutées sous nos yeux
Amoureux

Je les aime



Traces d'amour sur nos visages
En partage

je les aime



Traces de bonheur sur nos corps
En accord

Je les aime



Traces de douceur sur nos coeurs
En appesanteur

Je t'Aime...


Clémentine*