30 juil. 2014

Doucement....




Doucement tu as pris ma main
Pour m'emmener vers d'autres demains
Ceux qui fleurent bon la mousse
Aux rivages d'une rivière qui se trémousse
Qui roule sur les pierres en chantant
À travers champs à ma mémoire d'antan

Des lendemains au parfum de sapins
Aux douces senteurs de bois et de foin
Ensemble nous avons bâti la ruche
Empli d'eau de source, la jolie cruche
Souriant, tu me regardes photographier
Perles de pluie, demoiselles et gouttes de rosée

Nous avons suivi en chantant de gais refrains
Les rails anciens, chemin perdu d'un petit train
Escalader la montagne Gérômée
À la découverte de la grotte des fées
Mairelle la tendre qui égare ses dents
Porte-bonheur pour qui les trouvent céans

 Fermeté de ta main soutient mes pas sur le chemin
Plus loin plus haut encore, tu m’entraînes serein
À la pierre Charlemagne, la belle sentinelle
Goûté à tes mains bien douces brimbelles
Trésors cachés dans la mousse, vu les jaunirés
Cherché des yeux dans la Vologne les truites tachetées

En souriant, tu m'offres la menthe et le thym
Et ton cœur retrouvé au fond de ton  jardin
Tu me trouves belle tes mains sur mes reins
A trouver le dernier ciel ta bouche sur mes seins
Et puis... je sais que tous ces lendemains
En sentes jolies seront sans chagrin...

Clémentine*
22/07/2014





demoiselle = libellule
jauniré = champignon

16 juil. 2014

Piège de rosée...






Piège de larmes
Sagement, tu attends au milieu du champ
Piège de charme
Angéliquement, de dentelle  te pare bellement
Piège sans arme
Doucement, tu emprisonnes le vent
Piège de parme
Au soleil naissant, la liberté affectueusement lui rend

Clémentine*






L''ange et la vieille souche


CH




L'ange sans aile, de bon matin
Est retourné dans ce petit chemin
Bravant pluie et tempête
Ne craignant de mouiller pieds et tête
Un trésor du temps jadis
Devait retrouver et mettre à l'abri
Des regards et des envies
De promeneurs non avertis
Il a cherché et puis gratté
Dans la souche et la terre mouillée
Aperçu deux ailes, une cordelette trempée
Et doucement, doucement a tiré
Un petit sac de velours noir est venu
Humide des larmes de pluie répandue
L'ange vêtue d'ondée continue son chemin
Tenant le trésor englouti dans sa main
Puis repart silencieusement comme il est venu
En tendre pensée au Roi, Petit Prince redevenu....

Clémentine*

10 juil. 2014

L'OR DE MESSIDOR....


CH

L'OR DE MESSIDOR....


Glissant du Paon à l'Or
Chantent les Blés de Messidor...

La fée sous son ombrelle
A encore joué de sa prunelle
Jetant taches vermeilles
Dans les brins de soleil
Les appelant fleurs d'Amour
En paresse d'un troubadour

Elle séduit tel un félin
Vous noyant de ses yeux céruléen
A rosir les joues des fillettes
Sous le chant des alouettes
A jouer l'ensorcelante belle
En turquoise rêveries de dentelle

Damoiselles n'osent les cueillir
Ces fragiles rouge sang en devenir
Les mêler au turquin des bleuets
Pour en faire de jolis bouquets
En blondir d'un instant tendresse
D'un jardin sauvage, parfum délicatesse

La blonde fée à l'ombrelle
En douceur d'aquarelle
Au ciel d'azur ayant jeté
Ses caresses ensoleillées
les nues laisse parcourir
Pour vous en doux devenir

Vous montrant le chemin
De radieux lendemain....

Clémentine*

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fillettes...



23 juin 2014

les draps sont fatigués...




Les draps sont fatigués...
Fatigués et froissés...
La taie ne respire plus,
Tout aussi envoûtée
De ce qu'elle à vu
Respiré et entendu...
Lui,  n'ose bouger
De peur de la réveiller...
La regarde, elle, l'endormie,
Séduisante dans son rêve...
Et tendrement lui souri...
Ils se sont aimé toute la nuit..
Et ce matin, les draps sont froissés
Humides de leur amour,
de leurs caresses passions,
De leurs baisers fougueux,
De leurs étreintes lascives,
De leurs corps emmêlés
Se roulant sans jamais se lâcher,
Emportant les draps...
Les amants sont las...
Fourbu de tant d'ardeurs..
Des soupirs s'envolent encore
Dans la chambre tamisée,
Il les entend, il la sent vibrer,
Et à grande envie de la réveiller...
Afin de pouvoir recommencer...
Les draps vont-ils résister ?


Clémentine*


5 03 11 revu 23 06 14

18 juin 2014

S'envole la libellule


CH



Des baisers qui courent sur mon épaule
 Et des mains caressant  mes reins

S'envole la libellule

Des yeux  amoureux
En  regard langoureux

S'envole le freux

Glissent les bateaux au fil de l'eau
Cherchons l'ombre d'un boqueteau

S'envole le corbeau

 Mots tendres s'amarrent à mon coeur
Prisonnière captivée par ta douceur

                                S'envole le chant du clocher                                        

Herbes sèches...nez dans le foin
Petite bête pique ma main

S'envole ton rire moqueur


Bonjour les amoureux
Vous êtes bien des amoureux !

S'envole le sourire des promeneurs

18 06 14



8 juin 2014

Spinario...












il y a si longtemps, c'était un siècle avant J-C...

Cours Spinario
Cours sur le chemin
Cela ne peux attendre demain
Laisse tes moutons pâturer, ils sont italiens...

Cours encore Spinario
Cours sur le long chemin
Tes pieds nus porteront le parchemin
Au sénat de Rome, qu'ils n'attendent en vain

Cours plus vite Spinario
Cours plus vite sur ce chemin
Semé d’embûches et de futurs chagrins
Cette épine, tu prendras le temps de la retirer demain...


Courent  les siècles Spinario....

Qui et-il celui  parti de long mois en ton pays
Tombant amoureux de ton image d'enfant sage
Lui rappelant cette épine rocheuse chérie
Ton prénom se mêlant à celui de sa ville, Spinal...

Il emporta ton double dans ses bagages

Mille six cent six..te voici à Épinal Spinario...
Jolie statue de bronze, tu représentes si bien ma ville

Ton séjour a commencé entre notre château
La tour Lespinoux, portant si joli nom
T'a vite adopté, parmi ses églantiers
Surplombant la ville, protégeant Spinal
Qui d'autre que toi pouvait se trouver là....

Toujours les guerres ont voulu tout détruire
Mais la vie et l'espoir veillent sur toi....
Louis XIV n'y arrivera pas
Si le château fut détruit, toi, on te sauva...
Passent encore les siècles Spinario...
Et malgré les embûches du temps
Pour toi toujours un ange pour veiller céans
Devenu joyau d'une fontaine,
Tu as rejoint le centre de la cité
 Juché sur un piédestal
Ton épine continue de chercher...

Cherche bien Spinario, mais n'oublie pas...
Pour nous, Spinaliens de Spinal,
Pinau tu es, Spinario en nos coeur restera....

Clémentine*