4 mars 2023

. les chaumes ,le renard et moi...

.....Une belle journée de printemps, de ces journées qui vous donnent envie de bouger, d'explorer le monde, de redécouvrir ce que vous connaissez déjà, mais qui vous tient tant a coeur, une journée de poésie, de calme et de plénitude, une journée comme je les aime...
Nous sommes partis de bon matin sur un coup de tête, une envie de montagne, de nos montagnes, les Vosges...

Il est facile de préparer des en-cas de dernière minute, chacun une tomate, une tranche de jambon, du pain, la pomme se glisse aisément dans le sac à dos, la bouteille d'eau aussi, et nous voilà partis direction les chaumes du Petit Ballon....un voyage de deux heures, c'est vite fait, n'est-ce pas ! deux heures à suivre les méandres de nos petites routes de campagne, celles qui chantent entre près et vallons, celles où les vaches nous regardent passer d'un oeil morne en mâchouillant cette belle herbe grasse de nos prairies, des prairies tachées de mauve et de jaune, de l'or de nos jonquilles qui éclaboussent toute cette verdure de millier de soleils, mais oui ! les jonquilles c'est notre soleil de printemps !

Que nos montagnes sont belles, ici, nous les appelons des mamelons tant elles sont arrondies, elles rappellent la douceur des femmes de Lorraine, des femmes fières et courageuses, n'en doutez point, mais là n'est pas le sujet, si vous insistez, je vous parlerai d'elles un autre jour...
Pour l'instant, direction Gérardmer, longeons le lac pour arriver à la route des cols, nos lacs sont des lacs glaciers, et il faut du courage pour s'y baigner, sauf en plein été, ou c'est le bonheur de se rafraichir un peu, les étés peuvent être très chaud dans les Vosges!
Celui de Gérardmer est cerné de montagnes dont les flancs sont parsemé de fermes et de chalets entourés de prairies, celles qui servent à nos skieurs l'hiver...
Nous voici lancé a l'assaut de la Schlucht, nous surplombons les lacs de Retournemer et de Longemer, les cimes des sapins à flanc de montagne se marient aisément à celles plus hautes grattant les nuages de leurs pointes, et le paysage est grandiose....conducteur regarde bien ta route ! quant à moi, mes yeux glissent très souvent du côté rocheux... un mauvais souvenir de descente de ravin en voiture...

Après une jolie montée, nous passons sous la Roche du Diable, arrêtez-vous un instant, un tout petit sentier entre les roches vous mène au bord du précipice, admirez sans rien dire cette vue plongeante sur les lacs, bien petits en contre-bas, on y devine en belle saison quelques voiles....
Ne restez-pas trop longtemps, il y a encore de la route à faire, encore un peu entre roches et ravins, le temps d'arriver aux chaumes... quelques restaurants, des remonte-pentes, nous sommes au sommet du col ... des passionnés s'envolent accrochés à leurs ailes de nylons...

Et en avant pour la descente ! direction Munster !!! bien sur, ce nom vous dit quelque chose, pas étonnant ! c'est là qu'est fabriqué le fameux fromage, du lait de nos belles vosgiennes, qui partent en estive dès le printemps, sonnant et trémaillant sur leur passage, suivies d'une escorte d'amoureux de la nature, hé oui, maintenant elles sont bien accompagnées pour rejoindre les chaumes, pâturages de montagne... 

Au fond de la vallée est nichée cette bourgade de Munster... que de fleurs... l'Alsace aime les fleurs... mais continuons notre route, tous ces villages se terminent en bach.... nous sommes vraiment coté alsacien à n'en point douter !
Direction le Petit Ballon, et voilà, toujours ces petites routes sinueuses, pas d'autres choix de toute façon, la beauté se mérite, et pensez à nos ancêtres qui faisaient tout ce chemin à pied la plupart du temps, chemin de guerre, chemin de partage, chemin de contrebande...
De minces rubans serpentent le long de la route qu'ils épousent parfaitement, rien n'est laissé à l'abandon, l'été ces rubans sont jaunes de soleil, jaunes de blés de montagne, pas très haut mais tellement important à une certaine époque, que nos paysans ne cessent cette drôle de façon de cultiver par respect pour leurs ancêtres...sa monte, sa tourne, sa monte encore, et nous voici arrivé au Petit Ballon... tout est vert, vert de chaumes de printemps, vert tendre des arbres qui deviennent si rares au sommet, vert sombre des sapins qui grimpent partout à flanc de montagne,vert de l'espérance d'une belle journée...

Mais le temps a passé, déjà midi! si on s'installait pour sortir notre pique-nique, un banc de bois ancré dans la roche nous permet une vue plongeante sur la vallée, dévorer son casse-croûte dans de telles conditions, un simple bout de pain suffirait...
Mais "il" trouve qu'il y a trop de vent, et décide de retourner manger dans la voiture, c'est son choix et le mien est de rester là, face à ce que la nature nous offre de sa splendeur coutumière ....bien sûr, je remonte la fermeture éclair de mon coupe-vent, et laisse la bise balayer mes cheveux...qu'il fait bon... la tomate est déjà croquée, le vent siffle à mes oreilles, ne chantant que pour moi cette drôle de mélopée...
Mais j'ai le ressenti d'une présence, l'impression de ne plus être seule à contempler le spectacle de la nature, de regarder la cime des sapins ployer et onduler dans la vallée, comme une immense vague bleue...oui, je ne suis plus seule, mais pas de sentiment de stress, étrange... un coup d’œil sur ma droite... il est là... assis à coté de moi sur le banc, il est venu sans bruit, maître goupil, un superbe renard au museau très fin et très noir, à la robe presque brune, il regarde dans la même direction que moi, puis doucement tourne sa tête vers mon visage, ses petits yeux noirs et brillants plongent dans les miens, nous nous regardons sans bouger, il n'est pas surpris de ma présence étant venu vers moi, et la sienne ne me fait pas peur, j'ai côtoyé d'autres renards dans ma vie... alors je partage mon sandwich avec lui, à chaque bouchée offerte, il va la cacher un peu plus loin, sous un sapin, puis revient s'asseoir à coté de moi, et me regarde, il accepte mes cadeaux, mais ne les mange pas...à ce moment, je pense qu'il les cache, en prévision ou pour ces petits...mais le manège dure, il aura pris tout mon sandwich...les gens qui se baladent un peu plus loin sont intrigué, ils s'approchent, mais mon drôle de compagnon file sous les sapins et ne revient que si les importuns s'éloignent, que tu es étrange gentil renard...que veux tu de moi ? je n'ai plus rien à te donner...et ce vent est assez froid, alors je rejoins la voiture, et toi étrange renard, tu viens t'asseoir à coté de ma portière, et tu me regardes, la langue pendante sur tes babines, à quoi peux-tu bien penser ?
Notre marche sur les chaumes n'est pas encore faite, et nous décidons de partir, le temps de tourner la tête, tu avais fui...je n'ai pas vu où, et le regrette bien, mais un bref coup de klaxon nous fait sursauter, et les gens dans la voiture nous font des signes étranges,"regardez sous votre voiture !" qu'elle ne fût ma surprise, tu étais là, comme pour m'empêcher de partir, impossible de reculer et de risquer de t'écraser, il me faut ruser...un bout de pain jeté au loin t'éloigne, le temps de reculer et pour moi de sauter dans la voiture, nous repartons quelques kilomètres plus loin en parlant de cet étrange renard...
Nouvel arrêt, direction les chaumes, les vraies, un paysage exceptionnel ! tout d'abord, entrer dans les parcs à vaches en utilisant les glissières, vous savez, ces passages en bois, on pousse d'un côté ou de l'autre, on passe par-dessus un rondin, passage pour une personne, point de fuite pour les vaches !
Les vaches ? nos vosgiennes, lignée blanche et noire avec ce dessin si caractéristique à cette race, une longue bande blanche sur l'échine, puis des taches noires et enfin la robe d'un noir bleuté jusque mi-flanc...et on repart sur le blanc ! on ne peut les confondre avec nulle autre race, on dirait des vaches naines...la montagne et l'altitude font cela, je n'irais pas jusqu'à vous dire que leurs pattes côté gauche sont plus courtes que celle du côté droit afin de tenir l'équilibre à flanc de montagne ! non je ne vous le dirais pas, même si c'est ce que l'on raconte depuis toujours aux Parisiens !!!!

Elles nous regardent passer nonchalamment, avec leurs tontines aux cous, chacune différente, ce qui permet de les retrouver quand elles se sont trop éloignées, mais aussi t'entendre un tintinnabulement agréable et mélodieux.. .imaginez-vous, seul, au milieu des chaumes, avec cette musique apportée par le vent, à regarder un paysage de montagnes à vous couper le souffle... au loin, la plaine d'Alsace, et par temps très clair, ont doit pouvoir apercevoir le mont Blanc... enfin, je l'ai toujours entendu dire, mais je ne me souviens pas de l'avoir vu de cet endroit !
La ballade est très agréable, mais ce vent emporte tout, le chant des tontines et nos mots, qui partent dans un grand tourbillon rejoindre les nuages en effilochage courant dans le ciel, je suis certaine qu'ils transportent un millier de poèmes sur leurs ailes, fait de mots envolés et volés par le vent, pour les laisser se poser sur certains cœurs aptes à les recevoir et à les goûter avec une suave volupté...

La descente des chemins ravinés par les sabots des vaches est assez malaisée, quelques fois on court , juste parce que le vent nous pousse un peu trop fort, ou que les cailloux nous font des farces, embûches sorties de terre par nos coquines laitières !
Nous voici de retour au parking, la voiture est bien là, pas de problème, mais savez-vous qui la garde ? qui est couché tel un bon chien attendant ses maîtres, coté passager de la voiture ?
oui, vous avez compris, le renard est là, il me regarde et moi je ne sais que dire, je ne sais que faire...gentil renard...drôle de renard....que fais-tu là ? que veux-tu de moi ? que veux-tu me dire ? Juste me faire comprendre que l'esprit de Thokala est toujours présent...ces vastes prairies où Il repose , vertes prairies où vous aussi les renards avez droit à jamais, de lui tenir compagnie......

Maintenant, je vous laisse rêver... mais n'omet pas de vous dire que Thokala, nom Nakota veut dire Renard Argenté....c'était le nom de mon grand-père...
 
                                                                  Clémentine*Avril 2007

8 févr. 2023

Trésor de lave caché sur l'Ile de la Réunion

       


Dix-sept ans après...    
Douce orchidée fait la belle  sur cette coulée de lave 
 Promettant trésor à nos yeux si nous avons le courage...
Celui de suivre Sébastien dans les entrailles de la terre, 
Il a l'art et la manière de nous mettre en confiance
Pour nous mener dans ce dédale de tunnels magiques
Trésor de lave  rougeoyante transformée en œuvre d'art 
À rendre jaloux les plus grands de nos sculpteurs
Rodin ou Giacometti y aurait vu œuvres abouties
,
Caresser en tendresse ces bijoux nés d'une grande colère
Dans un monde souterrain rare à pouvoir visiter
Offert par une Île ou se prône la Réunion...

Si par hasard vos vacances vous mènent sur cette jolie et étrange île
Allez le voir, vous n'oublierez jamais ce que Sébastien vous montrera ... 

                                                
                   



hé oui, c'est l'entrée du tunnel de lave....quoi! un pied sur ma photo!!!!*_*





La grand'mère et l'enfant
Dort l'enfant d'or veillé du sourire de grand'maman...




Chercher bien.... selon votre envie, des animaux fabuleux , des sourires,
 un guerrier étrusque...
pourquoi étrusque? et pourquoi pas!*__*













Masque de Venise...


Elle ou lui? ce masque de dentelle ...


Miroir brisé de Belle... mais ou est la bête?






Je suis passée par la gauche, d'autre par la droite en rampant!





Belle range vraiment ces parfums n'importe où!!


Mes hommages belle dame de lave...


Ceci n'est qu'une infime partie.... pour le reste ,allez voir Sébastien!



Merci Sébastion!*__*


Clémentine*
janvier/février/2023

30 sept. 2022

UN MONDE RÊVÉ (participation mudaac Vosges)

 


                                                                                                                                                     CH

Un monde rêvé

Serait un monde ou chacun de nous

 sur notre vieille planète, pourrai prendre le temps

Le temps de rêver d'un bel univers

 Ou partage et bonheur serait réalité,

Mais pour y arriver, il nous faudrait tous rêver

 De cette fabuleuse chimère au même instant …

Ce qui devient un autre rêve...

Clémentine*

30/09/2022





28 sept. 2022

La gitane de la fontaine (sur les hauts d'Epinal)expo O'Nature'Elle)

 






C'est une fontaine cachée au profond d'un bois
Sans cesse vous offrant l'aubade des perles de sa source
Les brodeuses de la nuit, délicatement
Ont ourlé de dentelle les pierres moussues
Les feuilles d'automne ont trouvé jolie prison

Se reflètent dans ses eaux les arbres dépouillés
Ombres noires agitant leurs bras dans le vent
Créant sarabande endiablée, 
Attendent impatiemment sa venue...

Sa robe verte virevolte au fond de la fontaine
Je n'entends le claquement de ses paumes ni de ses talons
Je ne vois son visage ni ses cheveux
J'imagine son air grave et ses yeux de jais

Elle cache sa tristesse dans la dentelle des fées
Mais toujours continue de danser
De danser 
Encore et encore de danser
Mais pour qui danse-t-elle
La gitane à la robe couleur d'espérance

Pas loin, dans un siècle de grande souffrance
Là venaient mourir les pestiférés de ma ville...
Clémentine*

poème accompagnateur de mon expo photos octobre 2022




en 1631 et 1635-1636 la peste tua à Epinal en quarante semaines (devenu lieu-dit maintenant) les 9/10ème de la population



27 sept. 2022

RÊVER COMME DALI... ( Défi O'Nature'LLe, octobre 2022 )










Rêver comme Dali
À planter jardin fleuri
Au milieu de nulle part
Égaré dans une mer de rêves
Caché sur l'isle  Tendresse
Ou seuls cœurs aimants foulent son rivage
 
Sur cette terre d'ocre aux senteurs d'iode
Le bouleau y égale le chêne et le pin
Bruissent les pétales d'étranges fleurs surannées
Plantes égarées ou tendrement façonnées ?
Qui le sait, comment le savoir si vous ne savez rêver

Dali aimerait cette isle aux caresses de miel
Si douce, si belle O' natur' Elle   

Clémentine* 27/09/2022




prête pour l'expo, surtout prête à donner envie aux enfants de faire des décors uniquement avec ce que l'on trouve en balade*__* aux visiteurs de trouver ce que j'ai pu utiliser *__*


isle, mot ancien de l'ile
                                                                                                                      
























23 sept. 2022

Dona Marinera... la Vénus de Lloret Del Mar






Elle tend ses mains vers les flots
D'espoir son cœur au marin
Elle attend le retour des bateaux
D'espérance aux vagues jette son sourire d'airain

*
Son visage est serein,
Son air sans chagrin

*
Juste elle est là, à regarder la mer
Le ballet des lames à la roche-mère
Tourner lentement autour de son corps
Caresser son galbe, ses formes en accord

*
Entre ses bras je vois le monde
En transparence, douce féconde
Celui qu'elle berce doucement
 Quant tous dorment béatement

*
Certaines nuits, sous les étoiles
Elle descend de son piédestal
Virevoltent ses formes sensuelles
Femme elle est, et elle est belle

*
Elle sourit aux cadenas des amours naissants
Caresse  de ses cheveux les nuages et  le vent
Puis doucement au petit matin,
Reprend sa place, offre ses mains
Au soleil, à la vie, à l'espoir du marin...

*
Elle, Dona Marinera,
Jolie Vénus de Lloret del Mar

*
Et puis...

Surtout, n'oublie pas...
 Regard sur l'horizon porté... 
Caresses sur ses pieds données ... 
Rêves exaucés....

*
Clémentine*
20/11/2014


4 juin 2022

Une histoire de Souricette (pour les petits) temporairement ici, le temps de l'heure des contes {*__*}

 






 Une histoire de Souricette ,



Souricette est une petite souris bien curieuse, toujours à courir partout, à escalader un caillou ou sentir une fleur, grignoter une fraise...elle adorait discuter avec les papillons, leur enviait les couleurs jolies de leurs ailes et leur liberté de voler, elle, petite souris grise de la ville devait toujours faire attention au chat d'Antoine, bien trop curieux et surtout bien trop gourmand!
Toujours elle se cachait dans les herbes du jardin d'Antoine pour que le chat ne la voit pas, et surtout elle avait appris à courir vite, très très vite s'il la voyait! 
Cette après-midi, Antoine s'est installé dans le jardin avec sa peinture et ses feuilles, il veut offrir un joli dessin à sa maman,
Pour commencer, il ouvre tous les tubes de peintures, ses teintes préférés, le rose, le vert, le jaune et le noir, son dessin va être bien joli...il s'applique et dessine en tirant la langue, son pinceau se promène sur la feuille et forme de jolies fleurs, il observe une tulipe, cherche le rouge  mais un appel de sa maman venant de la cuisine... Antoine, viens goûter! le petit gourmand file en abandonnant tubes et  pinceaux...
Mademoiselle Souricette qui l'observait sort de sa cachette, sans faire de bruit, sur la pointe de ses petites pattes elle se dirige vers la boite de peinture posée grande ouverte sur la pelouse, curieuse et coquine elle ne peut s'empêcher de'escalader la boite puis de sauter sur les tubes de couleurs, ho! c'est amusant ce dit-elle en riant!(avez-vous déjà entendu une petite souris rire?) les couleurs sortent des tubes et font de jolies taches , comme c'est drôle se dit-elle  tout en sautant sur tous les tubes! bien-sûr les couleurs s'en échappent encore plus en formant de jolis cordons colorés et bien évidemment, elle s'en met partout! on dirai un arc en ciel! mais la voici qui se roule dans le vert, à t-elle une idée en tête? vous devinez?
 Dans sa petite tête de souris, elle se dit.. si j'ai la même couleur que l'herbe, le chat ne me verra plus! et puis l'odeur de la peinture est moins agréable que l'odeur d'une souricette! elle rit notre petite souris, se met un peu au soleil pour sécher et attend le chat... justement, le voici qui arrive... elle a des frissons notre Souricette verte avec des pointes de rose sur son dos, de jaune sur ses pattes et un peu de noir sur les oreilles, elle ne ressemble plus du tout à une Souricette et s'installe sous les tulipes...
 Le chat se promène, passe près d'elle, regarde un caillou, se couche dans l'allée et étire ses pattes en baillant, chasse une mouche... Souricette tremble un peu, on ne sais-jamais... mais  le chat s'endort, il ne l'a ni vu ni sentie! et la coquine, toute contente ose même lui tirer les poils de ses oreilles, et toucher sa moustache! puis se sauve, mais dort toujours... chouette pense t-elle, je vais pouvoir rester dans le jardin même si le chat est là! 
Elle a passé tout l'été dans le jardin à regarder les papillons, à sentir les fleurs et grignoter les miettes de  gâteaux qu'Antoine mangeait pour ses goûters...
L'hiver revenu, elle a retrouvé sa cachette ou elle attendra le printemps prochain pour ressortir dans le jardin en espérant qu'Antoine aimera toujours autant faire de la peinture!

Clémentine*
04/06/2022