14 nov. 2017

Contes et légendes de mes Vosges...La babouche de Baugrichon


La babouche de Baugrichon




Une babouche...
Comme cela est étrange
Une babouche dans ma contrée...

Revient en ma mémoire cette histoire dans ma jeunesse contée...

Dans un passé lointain
Etaient venus en notre haut pays vosgien
trois génies de première catégorie
Ils avaient mission d'obtenir
Afin de monter en grade
l'hommage des gens de nos montagnes
Baugrichon était l'un d'eux
Un peu poltron, un peu grincheux,
Ce jour-là, il fuyait devant les oiseaux,
Doux amis de Badette, la seule, du haut de ses dix ans à lui résister
Elle se moquait des charmes qu'il pouvait inventer
Et son intention était de tout raconter
Afin les gens de ses sortilèges protéger
Alors, pour l'empêcher de parler,
Dans un sac, il a voulu l'enfermer
Omettant tout simplement, pour elle, des oiseaux l'amitié
Détalant, se protégeant de gifles ailées sur son nez
De coups de becs furieux sur ses cheveux
II n'a vu ou il mettait les pieds
Sur une racine farçeuse a trébucher
de tout son long s'étalant, vite, se relevant
Abandonnant la babouche de son pied tombée
En zigzagant et hurlant, poursuivi des oiseaux il fuyait dans la forêt
Dans la pénombre, les sapins en profitaient
De leurs branches pour le malmener, mais surtout de l'égarer...

Arpentant mes fabuleuses forêts,
Par hasard je l'ai trouvée
Pendant des siècles, 
Là ou elle est tombée, elle est restée
Depuis des siècles,
À l'ombre des sapins géants, il cherche encore
Car un génie, dans son pays ne peut revenir
Avec un pied déchaussé...
Si un jour, dans la forêt vous le croisez
N'ayez aucune crainte de ce génie de tous oublié
Car pour le faire fuir, comme un oiseau, il vous suffira de siffler!

Clémentine*

10 10 2017



Après cette jolie découverte de la babouche, je n'ai pu résister à faire une suite à ma façon de l'histoire de Badette" la fillette aux oiseaux"des nouveaux contes de la vallée des lacs" de Léon Fresse... 
je suis certaine du sourire de Léon... enfin, une qui ose encore écrire des légendes sur notre belle contrée✍🏼

14 juil. 2017

Lorraine je suis, Lorraine je reste


*** 


Ma lorraine s'enchardonne
Le long des sentes, s'époumone
Criant bien fort son joli nom
Espiègle Lorraine en sabots
Retrousse bien tes jupons
Saute par-dessus les ruisseaux
D'un pas au berceau de ta Moselle
l'intrépide demoiselle
Jaillissante entre tes sapins
Descend-donc la montagne avec elle
Toi, rieuse jouvencelle
Claque fort tes esclots sur ses galets
En chantant ta belle ritournelle
De capitaines moqueurs
Et de prince charmant
Reprise depuis toujours par les enfants
Toi, ma belle de l'Or Reine
Cueille le sadion rougeoyant
N'en n'oublie jamais sa devise
'Ne toqués mi je poins'
Maxime du roi René
A qui il ne fallait pas en compter
Comme lui, Lorraine téméraire
Toi la guerrière
Toujours fière et altière
Chante encore courtes-gueules à la main
Pour courrir plus vite sur les chemins
Fi du Grand Est
Lorraine tu es
L'Or Reine tu resteras...
...

Clémentine*


Sadion = chardon en lorrain
Esclots ,courtes-gueules = sabots
Ne toqués mi je poins = ne me touche pas je pique, devenu qui s'y frotte s'y pique  

19 juin 2017

Le retard...


 *



  Je suis en retard...

*
 Qu'importe l'heure
 Répond le coeur
Qu'importe le jour 
Surenchéri l'amour
Qu'importe le temps
Sifflote le vent
 Qu'importe les ans 
Chante le torrent
*
Il saura t'attendre...

Clémentine*


*image du net

13 juin 2017

Triste écriture





Apocalipsis--Pedro-Prieto-


Triste écriture

J’aimerais n’écrire que l’amour
Les sourires et les bisous
La tendresse et le bonheur
Les caresses et la douceur

Mais
Notre terre ne tourne plus rond
Entre crimes odieux et pollution
Notre monde subit d’odieux abordages
Nous reste les sourires tristes, en partage

Lui
Dirigeant d’un pays riche
Pour l’air et la misère affiche
Enclin de son grand pouvoir
Sur son visage, sourire narquois

Eux
Prônent mort et destruction
N’utilisant qu’esprits fragiles
Pour assouvir tristes illusions
D’un monde qu’ils voudraient à leur image, avilit

Nous
Comptons toutes ses vies fauchées
De par le monde, consternante calamité
Nous continuerons nos efforts
Sûr de devenir un jour ou l’autre les plus forts

Mais
En attendant…
Que deviendront nos enfants
Qui tous, haïssent guerres et misère
Ces enfants à qui nous laisseront cette terre…

Clémentine*

12 juin 17

22 mai 2017

Voyage en cœur d’hirondelle





Ballet d'hirondelles
Trissantes aériennes
Virevoltantes approches de nids
Scellés aux noueuses solives du gîte

Alors

Gîtons ensemble mes belles
Jolies ailes, gazouillantes elles
Au soleil du printemps
   Nous renaissons tous les ans

Revenons

Le temps des vacances
Retrouver nos amours en béance
Nous dérivons de si loin 
Harmonie de nos nous en appoint

Toujours

Nos tendres cœurs en émoi
Se donnent sous la chaleur d’un toit
Parcimonie de bonheur du jour
Nous aimons du printemps le retour

A notre source de vie

Nous le savons depuis toujours
C'est ici que se trouve nos amours
Car il n'est qu'en cet endroit
Que nous aimons, vous, tout comme moi...


Clémentine*

24 avr. 2017

L’amoureux (instantané de vie)





L’amoureux…
Il a l’air gauche sortant de la pâtisserie
Une rose à la main
L’autre tenant sac de viennoiserie
Le cliché parfait
De l’amoureux que toutes l’on voudrait

Le voici sur le bitume, l'air un peu gêné
Jetant regards furtifs de tous cotés
S’il pensait passer inaperçu
Eh bien, avec moi c’est  fichu…
Le feu est au rouge
Mon esprit a le temps de cogiter…

Qui va-t-il ainsi rejoindre ?
À l’évidence, une amoureuse
  Une belle et jolie pulpeuse      
Qui a délicieuse chance
D'être éveillée par un amant
Apportant fleurs et croissants

Vu l’heure…elle se lève tard !

Jouant les grandes séductrices,
Alanguie sur son divan
Elle l'attend, patiemment
La mèche joliment décoiffée
  Bouche en cœur, regard énamouré
En aguicheuse dentelle déshabillée…   
                                                       
Ou alors, il a un truc à se faire pardonner...

Et sa femme furibonde depuis longtemps est levée
Le balai à la main, elle fulmine contre lui
Qui a surement oubliée cette date essentielle
Du jour ou dans sa robe blanche, il la trouvait si belle
Peut-être hier il a omis de rentrer
Sa chemise à l’air si fripée…

S’il espère avec rose et croissants se réhabiliter
Pour un oubli si important, ce ne serait pas cher payer …

Mais il lui manque ce sourire béat
Habituellement, aux amoureux que l’on voit
Les années ont trop vite passées
Les anniversaires il oublie de fêter…
Alors je penche pour ma deuxième solution
Il risque d’y avoir du rififi à la maison…

Clem légèrement moqueuse*__*   19/04/17