22 mars 2017

Printemps... où es-tu...






Tristes sont les tourterelles
Sur les branches noires du grand chêne
Elles attendent sous l'ondée d'hiver
Un printemps subitement devenu abdicataire

Pourtant, hier encore, sur mon lac

Les grèbes ont  fait parade nuptiale,
Tout en éclaboussement
Poules d'eau s'appelaient dans le vent,
Les grands cygnes dans les roseaux se sont cachés
À la recherche d'un endroit pour en secret s'aimer

Sur la pelouse détrempée
Premières pâquerettes se sont noyées
Ma Moselle en pleur oubliant tout dangers
Ses rives flavescentes ne cesse de submerger

Le gris monotone des cieux
Ne laisse percevoir de jours heureux
Comme un cri d'alarme monocorde
En rafale, le vent quémande miséricorde

Printemps... printemps...
Ne penses-tu pas qu'il serait temps....

Clémentine*



13 mars 2017

Traces...

              





Traces bleutées sous nos yeux
Amoureux

Je les aime



Traces d'amour sur nos visages
En partages

je les aime



Traces de bonheur sur nos corps
En accord

Je les aime



Traces de douceur sur nos coeurs
En appesanteur

Je t'Aime...


Clémentine*

11 mars 2017

Le chevalier de Mǵarr Harbour




                                                                                                                                                             CH


Après une trop longue errance
Voici venir enfin la délivrance
Aux Chevaliers de St Jean fut offert
Un endroit sublime en milieu de mer
Trois îles... qui se lèvent avec le soleil
Et s'endorment sous les étoiles du ciel
Archipel bien trop convoités
De tout temps par d'innombrables armées

 Alors, nos Chevaliers deviendront de Malte
Veillant sur ses ports et ses falaises dorées
Pour la liberté d'Hommes mélangés
Qui  ne se battent pour les autres dominer

 Preux Chevaliers et Damoiseaux
Du haut de Mǵarr Harbour
Veillerons sur la terre de Gozo

Le heaume ceinturant son front
La main sur son épée à la garde
Il veille, épiant chaque bordée d'écume
Amenées par des navires d'amertume
Il est en charge de surveillance
À la fenêtre d'azur au céruléen en mouvance
Somptueuse arche de pierre
S'avançant dans le bleu de la mer

Damoiseau lui, rêve... se voyant déjà chevalier...

Les roches d'ocre ont rougis
De sang, de rage et de cris...

Longuement passa encore le temps ...

Depuis des siècles il est là
Gisant de roc parmi les roches
Le regard tourné vers la mer
Mon preux Chevalier piétiné
Par des touristes aveuglés
Ne venant que pour la beauté de ce rocher

Tu vas enfin reposer en paix
L'arche au fond de la mer s'est couchée
Comme toi Chevalier, pour l'éternité...






















                                                                                                                                                             CH
l'arche s'est effondrée ce mercredi 8 mars 2016... pendant que j'écrivais pour mon Chevalier... qui lui "gisait" dans les roches à une dizaine de mètres de cette""Azure Window"et m'a permis de trouver la fin de mon écrit....

28 févr. 2017

Quand se réveillent mes dragons...conte de la forêt vosgienne


Quand se réveillent mes dragons...conte de la forêt vosgienne
*

Quand la forêt nous conte
Sa magie de printemps
 Se réveillent les monstres
Cachés sous  neige d'antan

Bras décharnés vers le ciel étirés
Gueules béantes à baisers dévorés
À hurler en silence une peur oubliée
Doucement surgissent d'un lointain passé

Mille dragons d'un autre âge
Blottis en mon âme d'enfant
Se lancent enfin à l'abordage
Trêve de mes années oubliant

Contre le temps et son emprise
Tu détiens, douce pierre magique
En combat contre Baugréant acquise
Elle fait de toi, gardienne de ce lieu féerique

Seule, tu possèdes cette maîtrise
D'offrir à qui te voit paix en son esprit
Te caresser promet belle surprise
Y parvenir impose agilité dans les éboulis

Belle insoumise tu m'attires

Tu m'absorbes de ton âme de pierre
En gueule pétrifiée à jamais
Coeur serti au milieu des fougères
 Authentique  joyau  de cet adret

Tu me laisses apercevoir et caresser en secret
  L'âme d'êtres fabuleux, tous captifs de ces bosquets  
Tu me contes l'ignoré de leurs vies passées
Et la magie qui les a de la sorte transformés
                                                                                   
Louvart fossilisé, à jamais tu veilles
Mérelle la jalouse n'ayant accepté
Ton amour pour cette Princesse Merveille
Sans relâche tu lui souris, la regardant te pleurer

Cerbères  de pierre
Caché sous douces pousses
Guivres rancunières
Rampantes sous la mousse
                                                               
Vous êtes gardiens d'étranges trésors

D'une  apaisante forêt enchanteresse
Ou nul bûcheron n'a le droit de mort
Tout s'y transformant avec délicatesse

      Luxurieuse  arborescence

Ton trépas nourrira avec noblesse
Les oiseaux et les âmes oubliées
Ainsi que les fantasmes et l'évanescence
 De ton humble  poétesse

Elfes et Fées de cette contrée
Continuez de m'enchanter

Pour un temps encore, je serai l'entre-deux
Reliant les hommes à votre destinée
Mon âme parmi vous ayant trouvé son dernier lieu
Déjà dans mon dos les ailes ont poussé

Alors, je deviendrais pierre, racine ou douce mousse
 A guider les coeurs tendres à rêver sous  lune rousse...

⟢⟣
Clémentine*

Les photos de ce conte se trouvent là....*__* http://revedouxreve.blogspot.fr

24 févr. 2017

Monsieur Merle


Monsieur merle est en mal d'amour
Frondeur,  sifflant au trépassé  du jour
la neige disparue sans carrousel
Le voici en quête d'une demoiselle
Oh! s'y prend-il bien d'avance
Craignant sans doute la concurrence
Perché au sommet de l'arbre sans feuille
Il siffle, étonnant le roux de l'écureuil
Le merle en mal d'amour
S'essaie au chant à la mort du jour
Ce matin le trouve chagrin
Qui lui a mis de l'eau dans son vin
A l'horizon, point de jouvencelle
Juste quelques vieilles crécelles
Patiemment il attendra le soir
Lustrera avec soin son bel habit noir
Se perchera à la cime de l'arbre
 Chinant un coeur à son chant ne restant de marbre
Sans nul doute il piègera le mien
Dame merlette je serais dès demain...
Alors, joli merle en mal d'amour
Chantera de nouveau à la pointe du jour...
Clémentine*24 02 17






14 févr. 2017

Les lacs de Souston




♒︎♒︎

Il est des lacs qui vous prennent et vous gardent
Vos âmes béates, tout en douceur vous chapardent
Ils vous font oublier le temps... un certain temps
À regarder voguer leurs barques nonchalamment

♒︎♒︎

Quand les vagues sous le vent musardent sur ses rives
Elles entraînent dans leurs sillages toutes vos dérives

♒︎♒︎

Tout en douceur, comme dans le creux d'un petit bonheur
Nuages cotonneux se baignent en négligente torpeur
Les roseaux font jolies caches aux plumes de l'onde          
Nymphéa s'étale, offre la paix aux aimants de l'ombre

♒︎♒︎

Les oiseaux chantent dans les arbres pleurant sur le monde        
Une ode à la dame du lac, d'humeur par trop vagabonde

♒︎♒︎

Le roi soleil lentement dans l'eau se dévêt
Troublant pâle Solène de ses ardents reflets
S'engage alors tendre escarmouche d'amour
Que chantera éternellement un certain troubadour
                                                                                                                                                   
♒︎♒︎

Aux crépuscules des Dieux à l'image inversée
Une fleur, la seule à son cœur lui à tendrement donné...

♒︎♒︎

Clémentine*




À Jean-Mi qui m'a fait découvrir avec délicatesse les beautés des lacs de Souston

les photos sont sur Couleur Sable  http://revedouxreve.blogspot.fr
Sur les rives des lacs de Houston

31 janv. 2017

Barbey-Seroux




C'est une traverse de pierres
Une vieille route de naguère
Ou se croisaient les géants
Venus cultiver leurs champs

En Lorenne forêt de sapins
Où folâtre toujours les lutins
Leurs chants d'espoir résonnaient
Quand les roches ils semaient

Pour Lor_Reine du comté

Siècles après siècles ils ont oeuvré
Avec tendresse les ont cultivées
Nos forêts en sont encore parsemées
Jolis passages à l'éther des fées

En ce temps-là, tout était parfait
Ce mot de différence n'existait
Puis le temps lentement a passé
Les hommes peu à peu se sont installés

Géants débonnaires ont été sacrifiés

Longtemps les fées les ont pleurés
Puis leurs âmes pour nous ont conservé
Vous pouvez-les voir encore en nos forêts
Pour cela, ils vous suffit de lever le nez...


  Clémentine*