
Quand la Reine des glaces, entraînant avec elle le froid dans son manchon, survola nos belles Vosges,
quand de fatigue elle chercha un endroit pour reprendre son souffle de givre, respirant l'odeur de nos sapins, son regard fût attiré par le lac... Pourquoi ne pas se reposer ici... Elle venait de si loin et voyager sur des flocons de neiges attelés à une bise glacée n'est pas si aisé que cela...
Elle voulait tout voir, tout ressentir de ce nouveau pays qu'elle traversait en son ciel... Elle n'était pas d'ici cette jolie reine aux cheveux d'or et au doux au prénom de Ladysnow, elle venait du pays d'Andersen... Je l'ai déjà croisée dans ma jeunesse, elle vivait en ce temps-là dans les pages d'un magnifique livre de contes enneigés aux images somptueuses qui me faisaient rêver, maintenant, je comprends pourquoi sur ses pages, elle me souriait... elle savait qu'un jour, dans le futur, nos chemins à nouveau, se croiseraient... ❀‿❀
Elle me sait rêveuse, amoureuse du beau, du tendre et de l'intemporel, de l'étrange n'étant jamais surprise. Elle dormait près de moi, sur mon chevet, quelquefois sur mon oreiller quand je m'endormais trop tôt pour ranger mon livre, absorbée jusqu'à l'endormissement, par ses aventures, déjà, la nuit elle voyageait en mon esprit, y semant des étoiles lovées en un tout petit nid douillet, elle se réveille de temps à autre, malgré les années, elle y a laissé mûrir doucement ce don de voir ce que les autres ignorent... de reconnaître les êtres cachés en souches, en racines, en mousse, de pierre ou de glace transformés...
Ce matin-là, en me réveillant, j'ai tout de suite compris qu'il se passait des choses étranges, alors, sitôt mon café avalé, j'ai chargé fébrilement mon sac à dos spécial rando-photos et bien emmitouflée, bottée de caoutchouc, je suis partie en direction du lac de Bouzey... pourquoi des bottes en caoutchouc par ce froid? elle a des après-ski bien plus chaud pensez-vous, simplement mon ressenti des choses est meilleur quand je fais corps avec mon lac, quand mes pas s'enfoncent dans son sable mouillé, tout change, mes photos deviennent vivantes, l'eau glousse de plaisir à chaque avancée, elle n'a plus aucune envie de tricher et me laisse voir et entendre tous ses secrets...
De loin, j'ai reconnu son parfum, celui qui vous chatouille les narines en vous donnant envie d'éternuer... parfum d'hiver, son parfum préféré, celui qui la précède et la suit comme une écharpe de soie emportée par le vent, parfum piquant comme son humour, frais comme sa tendresse, inoubliable comme sa beauté...
Elle est là... je remonte mon écharpe et cache mon nez, pour éviter d'éternuer et de faire fuir ce que je voulais voir, j'arpente le rivage, côté sauvage, celui qui longe la forêt, je l'entends fredonner dans les branches, son rire ricoche sur ce qui était avant son passage, le lac... maintenant univers glacé plein de sa fantaisie, elle a embellit les rives en pointant son index sur mes racines, tout est devenu paysage de rêve, paysage glacé cachant d'infini trésor sculpté par son envie, je sens sa présence amusée, vêtue du reflet de la petite danseuse du bout du lac, en tutu argenté, chaussée de ballerines, cheveux au vent-volant, sur la pointe des pieds, elle glisse sur l'onde, sa voix cristalline effleure les joncs, joue dans les branches nues des arbres, sifflant comme le merle ébahi de tant d'audace... Elle est venue, n'apportant que beauté, faisant revivre ce vieux tronc immergé en magnifique cheval ne tardant que peu à se réveiller, prêt à se relever et s'élancer avec elle pour l'accompagner dans le gris d'un ciel de neige, elle rit de ces facéties et de son pouvoir de donner vie aux vieux troncs usés et fatigués attendant la fin de leur vie dans le lac, noyés.
Pour quelques jours encore, elles leur offre piédestal de glace , s'amuse du regard surprit de ce babouin, le torse bombé, les quatre pattes dans la glace, cherchant par où s'échapper, elle lui donne en compagnon, pour qu'il ne trouve le temps long, un magnifique éléphant, barrissant dans le vent, merveilleuses statues éphémères du lac...
D'un œil malicieux, elle encharpe* les aulnes de froides collerettes clinquantes en chantant "vive le vent" trouvant drôle d'emperler de diamants venus d'ailleurs les joncs pensant leurs derniers moments arriver...
Elle n'oublie rien ni personne, la voici qui commence à me transformer en bonhomme givré, il est temps pour moi d'aller me réchauffer...
Les yeux larmoyant et le bout du nez gelé, je reprends le chemin en sens inverse... j'ai retrouvé mes huit ans et son sourire sur papier glacé...
Ce matin-là, en me réveillant, j'ai tout de suite compris qu'il se passait des choses étranges, alors, sitôt mon café avalé, j'ai chargé fébrilement mon sac à dos spécial rando-photos et bien emmitouflée, bottée de caoutchouc, je suis partie en direction du lac de Bouzey... pourquoi des bottes en caoutchouc par ce froid? elle a des après-ski bien plus chaud pensez-vous, simplement mon ressenti des choses est meilleur quand je fais corps avec mon lac, quand mes pas s'enfoncent dans son sable mouillé, tout change, mes photos deviennent vivantes, l'eau glousse de plaisir à chaque avancée, elle n'a plus aucune envie de tricher et me laisse voir et entendre tous ses secrets...
De loin, j'ai reconnu son parfum, celui qui vous chatouille les narines en vous donnant envie d'éternuer... parfum d'hiver, son parfum préféré, celui qui la précède et la suit comme une écharpe de soie emportée par le vent, parfum piquant comme son humour, frais comme sa tendresse, inoubliable comme sa beauté...
Elle est là... je remonte mon écharpe et cache mon nez, pour éviter d'éternuer et de faire fuir ce que je voulais voir, j'arpente le rivage, côté sauvage, celui qui longe la forêt, je l'entends fredonner dans les branches, son rire ricoche sur ce qui était avant son passage, le lac... maintenant univers glacé plein de sa fantaisie, elle a embellit les rives en pointant son index sur mes racines, tout est devenu paysage de rêve, paysage glacé cachant d'infini trésor sculpté par son envie, je sens sa présence amusée, vêtue du reflet de la petite danseuse du bout du lac, en tutu argenté, chaussée de ballerines, cheveux au vent-volant, sur la pointe des pieds, elle glisse sur l'onde, sa voix cristalline effleure les joncs, joue dans les branches nues des arbres, sifflant comme le merle ébahi de tant d'audace... Elle est venue, n'apportant que beauté, faisant revivre ce vieux tronc immergé en magnifique cheval ne tardant que peu à se réveiller, prêt à se relever et s'élancer avec elle pour l'accompagner dans le gris d'un ciel de neige, elle rit de ces facéties et de son pouvoir de donner vie aux vieux troncs usés et fatigués attendant la fin de leur vie dans le lac, noyés.
Pour quelques jours encore, elles leur offre piédestal de glace , s'amuse du regard surprit de ce babouin, le torse bombé, les quatre pattes dans la glace, cherchant par où s'échapper, elle lui donne en compagnon, pour qu'il ne trouve le temps long, un magnifique éléphant, barrissant dans le vent, merveilleuses statues éphémères du lac...
D'un œil malicieux, elle encharpe* les aulnes de froides collerettes clinquantes en chantant "vive le vent" trouvant drôle d'emperler de diamants venus d'ailleurs les joncs pensant leurs derniers moments arriver...
Elle n'oublie rien ni personne, la voici qui commence à me transformer en bonhomme givré, il est temps pour moi d'aller me réchauffer...
Les yeux larmoyant et le bout du nez gelé, je reprends le chemin en sens inverse... j'ai retrouvé mes huit ans et son sourire sur papier glacé...
Clem* qui ressort ses vieux brouillons du 28/12/18*_*
*oui, encharpe est un mot à moi*__* mettre belle et très longue écharpe autour de son cou en lui laissant le droit de voler au vent comme il lui plait*__*certainement un mot entendu chez les anciens de la campagne vosgienne qui n'a voulu disparaitre de mon cerveau!😄😄😄
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| mon ami Barry'ton l'éléphant CH |








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