8 juin 2021

La Chaumière abandonnée...


La Chaumière abandonnée...

En me promenant, je l'ai trouvée,
Cette chaumière abandonnée
Charme désuet du temps passé
De sa splendeur, elle à tout oublié,
Auprès d'elle j'ai voulu me reposer,
Puis je me suis endormie,
A l'ombre de son puits
Songe étrange, comme une obédience,
Tout mon rêve c'est mit à revivre...

J'ai entendu les rires joyeux
De ces enfants trop heureux,
Sur le pont de pierre jouant
A jeter des cailloux dans le courant,
J'ai vu la vache dans le champ
Parmi les herbes grasse ruminant,
Attendant patiemment...
Les fenêtres grandes ouvertes
Laissaient toutes entrer le printemps,
Les abeilles, le soleil et les rires des enfants,
Des odeurs de douceur, de tarte et de bonheur
En retour s'en échappaient furtivement, embaumant.

Un long grincement de souffrance
D'une porte mal fermée m'a réveillée,
La chaumière s'ennuie et le fais savoir,
Son toit de chaume pleure écrasé de douleur,
Ses murs refroidis n'ont plus beaucoup de vie,
Plus de parfum ni de rires s'échappant...
Le soleil n'entre plus, les croisées sont fermées,
La vieille chaumière se meurt
Ne demandant qu'à revivre, espérant...
Il ne faudrait pas grand-chose
Pour que tout redevienne comme avant
Qui sait, peut-être qu'elle vous attend ?

Clémentine*

Huile de Christian Labenne...Norrent Fontes 62

26/01/2011

9 avr. 2021

La Belle Dame du Bouffrot( les côteaux de st Laurent-Epinal,Vosges) une histoire de pierre

                     





Pensive... le front appuyé contre le grand sapin blanc qu'elle a regardé grandir au fil des ans, comme elle en a vu tant d'autres, croître et mourir au fil des millénaires, son joli chignon soigneusement tiré vers l'arrière, émergeant d'une étole rugueuse, est égayé d'un plumetis épineux.  La belle dame du Bouffrot au nez mutin, chantonne douce mélopée que la brise emporte à travers les branches des grands sapins.
 Laissez-vous envahir, laissez-vous submerger par sa beauté, au printemps, son souffle tiède déposé par le vent sur votre nuque vous fera frissonner, écoutez-la, elle ne cesse de conter dans le bruissement des feuilles mortes sa vie d'avant, admirez ses mèches crantées retombant sur son front, son maquillage  de mousse et de salpêtre lui va à ravir.
 Gente dame du Bouffrot possède la plus douce des patiences, mais il est des jours où larmes roulent sur ses joues gréseuses, larmes se noyant sur tendre tapis de mousse, devenant perles de rosée précieuses, des jours où elle pleure sur notre monde, des jours où elle regrette de ne plus être tout là-haut, sur la crête, d'où elle pouvait contempler, perchées sur l'autre côté du vallon, ses sœurs de pierre, observer d'autres cimes de sapins ou se posaient des oiseaux multicolores traversant sans encombre la verte vallée. Elle admirait en silence tout en écoutant chanter rivière sans nom, sinueuse, rieuse et vagabonde, où venaient boire multitude vie de plumes ou de poils, vêtus de carapaces où d'écailles, minuscules ou énormes, se retrouvant là, au bord cette rivière sans entrave, libre d'aimer la mousse ou l'herbe grasse se prélassant sur ses rives ou glissent encore au printemps les rus cascadant, courant et sautillant sur les cailloux venant la rafraichir des fontes de neige. Longtemps, très longtemps après, elle a entendu les hommes l'appeler Moselle... Pour revoir tout cela, il lui suffit de fermer les yeux, d'oublier ces scélérats la mutilant,  gravant à jamais sur sa chair de pierre, des lettres et des cœurs d'un amour de jeunesse ou d'un passage si vite oubliés de leurs mémoires. Mais elle frémit toujours aux caresses si elles sont faites avec tendresse, je garde cette étrange et douce sensation au bout des doigts... 
Douce dame du Bouffrot... Tu as encore tant et tant de siècles à attendre,.. ton destin est de sourire à qui saura le voir, à faire rêver qui saura imaginer tout ce que tu as pu voir et entendre, ce que tu entendras et verras dans le futur, quand nous, hommes de passage ne seront plus que poussière, toi, qui est là depuis la nuit des temps...

                                                  Clémentine* la vagabonde *__* 

                                                                      27/04/2021







je reviendrais poser d'autres photos de cet endroit.... *__*

11 mars 2021

Japon, Fukushima écrit le 15/03/2011







Ils étaient du pays du matin calme
Ils étaient du pays du soleil levant
Du pays des pommiers en fleurs
De celui des cerisiers blancs

Ils aimaient dire
Nous sommes du pays du sourire...

Un grand chambardement
Un immense tremblement
De celui qui fait peur,
Qui amène trop de douleur
C'est abattu sans crier gare
Il n'a pas suffit, des profondeurs
L'a amenée avec lui
Elle, la terrible, la dévastatrice,
Celle qui emporte tout, détruit tout
Et puis comme si cela ne suffisait,
La folie des hommes à toujours vouloir plus
A explosé.....ils seront tous contaminé...

Quand reviendra-t'il ce pays du sourire
Ce doux pays du soleil levant,
Avec ses pommiers roses
Et ses doux cerisiers blancs
Pourra-t-il le redevenir
Mon cœur est plein de tristesse,
Empli de toute leur détresse,
Et je suis là, regardant le soleil
Espérance de vie, vite, qu'elle leur revienne...

Clémentine*
15/03/2011

20 févr. 2021

Course en plein ciel...(2010)

CH


Un gros nuage blanc,
Ne voulant rester seul,
Se met en train,
Se met en chasse,
Dans le petit journal des nuages blancs,
Passe annonce ainsi libellée:
Cherche compagne
Pour courir sous l'azur
Parcourir le monde à deux,
Et plus si affinité...
Il faut qu'elle ai patience,
Il m'arrive d'être grognon !
Il faut qu'elle soit gentille,
Douce comme chantilly...
Il faudra de la douceur
Pour voyager confortable,
Et puis, qui sait,
Petits nuages pourrons-nous faire ?
Agneaux laiteux, tout moutonneux
Que nous trainerons derrière nous,
Les emmenant par-dessus les montagnes,
Leur faisant voir les rivières
Les prairies et des gens heureux
Gros nuage blanc cherche compagne,
Pour jouer à la cachette,
Avec les étoiles ou la lune,
Pour courir dans le ciel, après chimère blanche,
Offrir ombres chinoises au soleil couchant
Pour pleurer de bonheur, attendris par certains cœurs,
Grand nuage blanc, sera très patient...
Gros nuage blanc a trouvé sa compagne,
Il s'accroche, l'attire vers lui,
S'étiole d'amour , longue trainée de soie,
Lui montre les arbres, les lacs et les bois,
Nuages blancs ne m'attendent pas,
Glissent dans l'azur en riant
Les voici filant le parfait amour....droit devant !

Clémentine*
02/10/10

14 févr. 2021

Vole l'esprit de la forêt

 


                                                                                                                                   CH


Esprits fugaces 
Balayés par les vents
Virevoltent à travers les branches
Devenant diaphane Dame blanche,
Déesse plantureuse de Maillol
Ou petite fée malicieuse,
De sa baguette éparpillant
Froides paillettes de diamant
M'adoubant éphémère princesse des neiges 
Sous le regard de dryades altières

Génie taquin et séraphin malicieux
  Secouent ramées à mon passage
Rires cristallins bruissent sous les sapins
 De cette giboulée rafraichissante
Princesse laisse place à précaire fantôme blanc
Sylphes déposent de piquants baisers glacés
Sur mes joues rouges du froid de l'hiver

Souffle Eole sur mon cœur
Soupire la neige rêveuse
Illusion rassurante
Image fugace
Qu'importe
Je reste cette amoureuse
Du beau, de l'espérance, de la vie et de toi

Clémentine*
14/02/2021





dryade: nymphe des arbres
sylphes, sylphides: esprits de l'air, symbole de beauté, de subtilité et d'aspiration spirituelle*__*


                                                          







5 févr. 2021

Et la vie renait

 

                                                                 CH



Il faut si peu de chose pour que renaisse la vie

Un brin de soleil, un sourire
Une main tendue, un bonjour
Une belle amitié, toute en tendresse
La bienveillance dans un regard croisé  
L'amour de tout, de rien, de toi

La vie reste belle, vivons là pleinement.

Clémentine*
04/02/21