15 août 2021

le Mont St Michel










Il est des endroits qui vous submerge et vous garde à jamais
Où y revenir  reste toujours un rêve à caresser du bout du cœur
Qu'importe le temps, les années sans passage, le Mont est là,
Il vous attend et vous transporte
 Vous touchant au plus profond de votre être
J'ai toujours ce plaisir d'effleurer ses vieilles pierres
De respirer l'atmosphère si étrange qui s'en dégage
Vite, quitter la ruelle centrale où s'entasse les touristes
Grimper ces petits passages pour mieux encore respirer
Respirer, ressentir, frôler ses pierres et voir la baie
Elle s'étale, majestueuse et capricieuse
Faisant fi de ses étranges créatures testant son sable mouvant
Au loin les agnelles paissent tranquillement
les mouettes font ballet avec les cormorans
L'Archange doré joue à gratte-nuages dans le vent
Et moi...
Je rêve, souriant béatement...

Et vous offre une visite du Mont à ma façon...

















































  












































Comme toujours, j'évite de photographier les gens, et là , au Mont, c'est un exploit!!!!!!*__*




24 juil. 2021

Les chemins de saint Jacques de Paille

Meule de foin de  Claude Monet







Cheminent les sentes fleuries
Les routes de pailles, les chemins de foins
Fleurent l'air des monts, celui des ravines
Des champs de blés coupés et du sainfoin

Se bâtissent les cathédrales d'hommes de saison
Sueurs au front, c'est le temps des fenaisons
Chapelles de gerbes, églises de meules
Constructions éphémères, riantes du beau temps

Passent les anges glanant les prières des champs
Cantiques de rires exhalant des gorges d'enfants
Litanie de poussière d'or voltigeant à la vague du vent
Conjuration du soleil, exergue le chaume  flavescent

Et se bâtissent au milieu des champs
Les cathédrales de pailles des nouveaux temps...



Elle est belle notre campagne sous son air estival...





Clémentine*

02/08/2013


16 juil. 2021

Il faudra bien qu'un jour...




Etang de la Comtesse






Un jour
   Ou une nuit
Je poserai ma plume
La laissant m'entraîner rejoindre mes mots       
Partis voyager sur les nuages,
Je glisserai avec eux
En intrépide cavalcade
Pour vérifier leurs merveilleux parcours,
Je chevaucherai les étoiles
Celles que j'observais avec tendresse,
Là-haut, j'écrirai toujours
En  choisissant plumes d'anges aimés
Et laisserai mes mots voguer
Avec moi sur les nuages,
Au gré de leurs envies
A celle de votre fantaisie de les lire

Il  vous sera aisé de penser à moi
Les jours de brise délicate 
Quand nonchalamment elle vous caressera 
Pour un instant, je serai les soupirs du vent
Chantant à la cime des grands sapins blancs

Au crépuscule d'une neige rêveuse
Offrez-lui tendrement la chaleur votre main 
Laissez un flocon se poser comme caresse au creux de votre paume
Il deviendra larme du bonheur d'un bel instant
 Celui de vous accompagner,
Sans cesse

Les jours de soleil éblouissant
Quand il vous chauffera la joue, ce ne sera qu'un baiser donné 
Chevauchant fougueux rayon à l'ourlet de ma bouche,
Moi la pourvoyeuse de bisous sur terre
Je ne m'arrêterai pour autant
De les prodiguer à tout-va depuis l'au-delà,

Douce pluie de mai ne sera que perles de joie
 De vous voir respirer fleurs sauvages du printemps
De vous observer caressant ma préférée, fleur de fossé
Ma belle et tendre malvéa, 
Je continuerai à vous aimer, à vous protéger
A vous contempler, juchée sur mes nuages,
Ceux qui transportent mots et amour en partage

Clémentine*
27/12/2020

Il n'est jamais trop tôt pour écrire le dernier poème de notre vie, il aura le temps de se mêler à la chaleur et l'amour du premier jusqu'au dernier


PS missive posthume à ceux que j'aime et qui m'aime, n'ayez aucune crainte, son papier en sera bien jauni quand elle vous sera remise... nous sommes en période de Noël et vous savez combien me manque mes trop-tôt partis...



8 juin 2021

La Chaumière abandonnée...


La Chaumière abandonnée...

En me promenant, je l'ai trouvée,
Cette chaumière abandonnée
Charme désuet du temps passé
De sa splendeur, elle à tout oublié,
Auprès d'elle j'ai voulu me reposer,
Puis je me suis endormie,
A l'ombre de son puits
Songe étrange, comme une obédience,
Tout mon rêve c'est mit à revivre...

J'ai entendu les rires joyeux
De ces enfants trop heureux,
Sur le pont de pierre jouant
A jeter des cailloux dans le courant,
J'ai vu la vache dans le champ
Parmi les herbes grasse ruminant,
Attendant patiemment...
Les fenêtres grandes ouvertes
Laissaient toutes entrer le printemps,
Les abeilles, le soleil et les rires des enfants,
Des odeurs de douceur, de tarte et de bonheur
En retour s'en échappaient furtivement, embaumant.

Un long grincement de souffrance
D'une porte mal fermée m'a réveillée,
La chaumière s'ennuie et le fais savoir,
Son toit de chaume pleure écrasé de douleur,
Ses murs refroidis n'ont plus beaucoup de vie,
Plus de parfum ni de rires s'échappant...
Le soleil n'entre plus, les croisées sont fermées,
La vieille chaumière se meurt
Ne demandant qu'à revivre, espérant...
Il ne faudrait pas grand-chose
Pour que tout redevienne comme avant
Qui sait, peut-être qu'elle vous attend ?

Clémentine*

Huile de Christian Labenne...Norrent Fontes 62

26/01/2011

9 avr. 2021

La Belle Dame du Bouffrot( les côteaux de st Laurent-Epinal,Vosges) une histoire de pierre

                     





Pensive... le front appuyé contre le grand sapin blanc qu'elle a regardé grandir au fil des ans, comme elle en a vu tant d'autres, croître et mourir au fil des millénaires, son joli chignon soigneusement tiré vers l'arrière, émergeant d'une étole rugueuse, est égayé d'un plumetis épineux.  La belle dame du Bouffrot au nez mutin, chantonne douce mélopée que la brise emporte à travers les branches des grands sapins.
 Laissez-vous envahir, laissez-vous submerger par sa beauté, au printemps, son souffle tiède déposé par le vent sur votre nuque vous fera frissonner, écoutez-la, elle ne cesse de conter dans le bruissement des feuilles mortes sa vie d'avant, admirez ses mèches crantées retombant sur son front, son maquillage  de mousse et de salpêtre lui va à ravir.
 Gente dame du Bouffrot possède la plus douce des patiences, mais il est des jours où larmes roulent sur ses joues gréseuses, larmes se noyant sur tendre tapis de mousse, devenant perles de rosée précieuses, des jours où elle pleure sur notre monde, des jours où elle regrette de ne plus être tout là-haut, sur la crête, d'où elle pouvait contempler, perchées sur l'autre côté du vallon, ses sœurs de pierre, observer d'autres cimes de sapins ou se posaient des oiseaux multicolores traversant sans encombre la verte vallée. Elle admirait en silence tout en écoutant chanter rivière sans nom, sinueuse, rieuse et vagabonde, où venaient boire multitude vie de plumes ou de poils, vêtus de carapaces où d'écailles, minuscules ou énormes, se retrouvant là, au bord cette rivière sans entrave, libre d'aimer la mousse ou l'herbe grasse se prélassant sur ses rives ou glissent encore au printemps les rus cascadant, courant et sautillant sur les cailloux venant la rafraichir des fontes de neige. Longtemps, très longtemps après, elle a entendu les hommes l'appeler Moselle... Pour revoir tout cela, il lui suffit de fermer les yeux, d'oublier ces scélérats la mutilant,  gravant à jamais sur sa chair de pierre, des lettres et des cœurs d'un amour de jeunesse ou d'un passage si vite oubliés de leurs mémoires. Mais elle frémit toujours aux caresses si elles sont faites avec tendresse, je garde cette étrange et douce sensation au bout des doigts... 
Douce dame du Bouffrot... Tu as encore tant et tant de siècles à attendre,.. ton destin est de sourire à qui saura le voir, à faire rêver qui saura imaginer tout ce que tu as pu voir et entendre, ce que tu entendras et verras dans le futur, quand nous, hommes de passage ne seront plus que poussière, toi, qui est là depuis la nuit des temps...

                                                  Clémentine* la vagabonde *__* 

                                                                      27/04/2021







je reviendrais poser d'autres photos de cet endroit.... *__*

11 mars 2021

Japon, Fukushima écrit le 15/03/2011







Ils étaient du pays du matin calme
Ils étaient du pays du soleil levant
Du pays des pommiers en fleurs
De celui des cerisiers blancs

Ils aimaient dire
Nous sommes du pays du sourire...

Un grand chambardement
Un immense tremblement
De celui qui fait peur,
Qui amène trop de douleur
C'est abattu sans crier gare
Il n'a pas suffit, des profondeurs
L'a amenée avec lui
Elle, la terrible, la dévastatrice,
Celle qui emporte tout, détruit tout
Et puis comme si cela ne suffisait,
La folie des hommes à toujours vouloir plus
A explosé.....ils seront tous contaminé...

Quand reviendra-t'il ce pays du sourire
Ce doux pays du soleil levant,
Avec ses pommiers roses
Et ses doux cerisiers blancs
Pourra-t-il le redevenir
Mon cœur est plein de tristesse,
Empli de toute leur détresse,
Et je suis là, regardant le soleil
Espérance de vie, vite, qu'elle leur revienne...

Clémentine*
15/03/2011