29 oct. 2021

Douceur matinal




Arc-En-Ciel, Couleurs, Nature, L'Eau, Mer, Océan, L'Été
image par David Mark de Pixabay




Quand de ta douceur matinale, tu m'enveloppes
Me laissant deviner ta passion pour ma peau
Quand, encore les yeux clos
Sous tes caresses, je m'abandonne
Frissonnante de plaisir
M'étirant comme un chat
De mon Est tu pointes ton joli nez
Me promettant belle journée
Mais il t'arrive aussi de bouder
De te cacher ou d'éternuer
Prenant jolie douche
Tu me dessines amoureusement
Arc de lumière et de passion
M'invitant à te rejoindre dans ta folie
Au pied d'une montagne, en pleine campagne
Ou sur un joli rivage à vite découvrir 
L'amour que tu y as caché
 Suivre en funambule et tirer sur ce fil
De jouer avec les nuages
Et de te retrouver de l'autre côté
Arc-en-ciel à chevaucher
Combien d'autres avant moi ont essayé?

Clémentine*
3/03/21



26 août 2021

La sieste de Salvator Dali

                        






Se reposer mais ne pas trainer
Dormir sans s'endormir
Rituel d'après-repas
Douce pénombre en pièce feutrée
Les lourds rideaux  cramoisis sont tirés
Le maître s'installe en fauteuil préféré
Gala se retire sur la pointe des pieds
Doux pas feutrés glissent sur le plancher...
Une clé...
Belle clé patinée par les ans
Celle qui se transmet de père à enfant
Qu'importe si elle n'ouvre plus l'huis d'antan
Elle reste la clé des songes et du vent
Ceux qui construisent notre destinée bellement
Au sol, un plateau de cuivre posé
De rosaces et d'entrelaces martelé
En son fauteuil lové
Salvador, pieds sur le pouf juchés
Bras droit nonchalamment accoudé
Tenant entre pouce et index la lourde clé 
 À l'orée du rêve, rejoindre Morphée
S'évanouir en brume onirique désirée
Jusqu'à ce tintement répété
La clé tressaute sur le plat cuivré
Voilà, c'est fini de rêvasser
Fin de la sieste, la clé est tombée
Reprends tes pinceaux  et lisse ta moustache soignée
 Peint ce que tu as rêvé
Pour nous transporter hors réalité
*
Qu'importe les années, toujours ta peinture me feras rêver

Clémentine*
20/08/2021



La rose méditative » Salvador Dali (1958) – Blog Wipplay

La rose méditative de Salvador Dali(1958) image blog Wipplay

15 août 2021

le Mont St Michel










Il est des endroits qui vous submerge et vous garde à jamais
Où y revenir  reste toujours un rêve à caresser du bout du cœur
Qu'importe le temps, les années sans passage, le Mont est là,
Il vous attend et vous transporte
 Vous touchant au plus profond de votre être
J'ai toujours ce plaisir d'effleurer ses vieilles pierres
De respirer l'atmosphère si étrange qui s'en dégage
Vite, quitter la ruelle centrale où s'entasse les touristes
Grimper ces petits passages pour mieux encore respirer
Respirer, ressentir, frôler ses pierres et voir la baie
Elle s'étale, majestueuse et capricieuse
Faisant fi de ses étranges créatures testant son sable mouvant
Au loin les agnelles paissent tranquillement
les mouettes font ballet avec les cormorans
L'Archange doré joue à gratte-nuages dans le vent
Et moi...
Je rêve, souriant béatement...

Et vous offre une visite du Mont à ma façon...

















































  












































Comme toujours, j'évite de photographier les gens, et là , au Mont, c'est un exploit!!!!!!*__*




24 juil. 2021

Les chemins de saint Jacques de Paille

Meule de foin de  Claude Monet







Cheminent les sentes fleuries
Les routes de pailles, les chemins de foins
Fleurent l'air des monts, celui des ravines
Des champs de blés coupés et du sainfoin

Se bâtissent les cathédrales d'hommes de saison
Sueurs au front, c'est le temps des fenaisons
Chapelles de gerbes, églises de meules
Constructions éphémères, riantes du beau temps

Passent les anges glanant les prières des champs
Cantiques de rires exhalant des gorges d'enfants
Litanie de poussière d'or voltigeant à la vague du vent
Conjuration du soleil, exergue le chaume  flavescent

Et se bâtissent au milieu des champs
Les cathédrales de pailles des nouveaux temps...



Elle est belle notre campagne sous son air estival...





Clémentine*

02/08/2013


16 juil. 2021

Il faudra bien qu'un jour...




Etang de la Comtesse






Un jour
   Ou une nuit
Je poserai ma plume
La laissant m'entraîner rejoindre mes mots       
Partis voyager sur les nuages,
Je glisserai avec eux
En intrépide cavalcade
Pour vérifier leurs merveilleux parcours,
Je chevaucherai les étoiles
Celles que j'observais avec tendresse,
Là-haut, j'écrirai toujours
En  choisissant plumes d'anges aimés
Et laisserai mes mots voguer
Avec moi sur les nuages,
Au gré de leurs envies
A celle de votre fantaisie de les lire

Il  vous sera aisé de penser à moi
Les jours de brise délicate 
Quand nonchalamment elle vous caressera 
Pour un instant, je serai les soupirs du vent
Chantant à la cime des grands sapins blancs

Au crépuscule d'une neige rêveuse
Offrez-lui tendrement la chaleur votre main 
Laissez un flocon se poser comme caresse au creux de votre paume
Il deviendra larme du bonheur d'un bel instant
 Celui de vous accompagner,
Sans cesse

Les jours de soleil éblouissant
Quand il vous chauffera la joue, ce ne sera qu'un baiser donné 
Chevauchant fougueux rayon à l'ourlet de ma bouche,
Moi la pourvoyeuse de bisous sur terre
Je ne m'arrêterai pour autant
De les prodiguer à tout-va depuis l'au-delà,

Douce pluie de mai ne sera que perles de joie
 De vous voir respirer fleurs sauvages du printemps
De vous observer caressant ma préférée, fleur de fossé
Ma belle et tendre malvéa, 
Je continuerai à vous aimer, à vous protéger
A vous contempler, juchée sur mes nuages,
Ceux qui transportent mots et amour en partage

Clémentine*
27/12/2020

Il n'est jamais trop tôt pour écrire le dernier poème de notre vie, il aura le temps de se mêler à la chaleur et l'amour du premier jusqu'au dernier


PS missive posthume à ceux que j'aime et qui m'aime, n'ayez aucune crainte, son papier en sera bien jauni quand elle vous sera remise... nous sommes en période de Noël et vous savez combien me manque mes trop-tôt partis...



8 juin 2021

La Chaumière abandonnée...


La Chaumière abandonnée...

En me promenant, je l'ai trouvée,
Cette chaumière abandonnée
Charme désuet du temps passé
De sa splendeur, elle à tout oublié,
Auprès d'elle j'ai voulu me reposer,
Puis je me suis endormie,
A l'ombre de son puits
Songe étrange, comme une obédience,
Tout mon rêve c'est mit à revivre...

J'ai entendu les rires joyeux
De ces enfants trop heureux,
Sur le pont de pierre jouant
A jeter des cailloux dans le courant,
J'ai vu la vache dans le champ
Parmi les herbes grasse ruminant,
Attendant patiemment...
Les fenêtres grandes ouvertes
Laissaient toutes entrer le printemps,
Les abeilles, le soleil et les rires des enfants,
Des odeurs de douceur, de tarte et de bonheur
En retour s'en échappaient furtivement, embaumant.

Un long grincement de souffrance
D'une porte mal fermée m'a réveillée,
La chaumière s'ennuie et le fais savoir,
Son toit de chaume pleure écrasé de douleur,
Ses murs refroidis n'ont plus beaucoup de vie,
Plus de parfum ni de rires s'échappant...
Le soleil n'entre plus, les croisées sont fermées,
La vieille chaumière se meurt
Ne demandant qu'à revivre, espérant...
Il ne faudrait pas grand-chose
Pour que tout redevienne comme avant
Qui sait, peut-être qu'elle vous attend ?

Clémentine*

Huile de Christian Labenne...Norrent Fontes 62

26/01/2011