16 sept. 2011

PÉPINS DE MELON....

pépins de melon....

En tranches, je découpe le fruit..
Et voilà qu'ils me sautent à la mémoire
Ces pépins du temps jadis,
Quand on prenait bien soin de les garder,
Quand ma grand-mère prenait le temps
En souriant, de les mettre de côté...
On filait au jardin, notre bien dans une bassine
Il nous fallait les laver, les tirer de la filasse orange,
Pour ensuite les étaler sur le muret... les faire sécher,
Surveiller que les oiseaux ne se servent pas trop !
Ensuite, Mamie nous préparait les aiguillées,
Et en chantant, assissent autour d'elle,
Souvent arrêté dans nos paroles par une langue tirée...
Dame, pas facile à cinq ans de piquer dans ces graines !
Nos colliers doucement prenaient forme...
Mamie, un noeud s'il te plait...
Et puis ce moment suprême,
Où d'un geste joyeux
Nous passions autour de son cou
Nos merveilleux bijoux...
Qu'elle gardait comme des trophées
Jusqu'à la fin de la soirée....
Où est ce temps des colliers de pépins
Que l'on fabriquait avec entrain...
Ils sont au jardin des souvenirs
Pour lui tenir compagnie....
Ils sont encore dans mon coeur,
Jamais je ne pourrais oublier sa douceur...


14 sept. 2011

Anne-Marie...

Un papillon vient de s'envoler
Pour rejoindre un ciel plus bleu
Il emporte sur ces ailes
La tristesse de ceux qui l'aime
Il sait qu'il va leur manquer
Mais ce n'était pas son choix,
Ce papillon toujours sourire
Ne rira plus de nos délires
Ce papillon délicieux
Qui de sa vie n'a fait que des heureux.

Il est parti chanter avec les anges
Les cantiques joyeux
Des papillons aux ailes soyeuses,
Gardons dans nos coeurs ses yeux rieurs
Ce rire pétillant qui va nous manquer
Dorénavant, Il nous fera des clins d'oeil
En se posant délicatement sur les fleurs,
Gardons la vision d'un doux papillon
Parti à tire-d'ailes vers un ciel éternel...


10 sept. 2011

Déferlantes d'Amour...



Il n'est qu'une mer
Il n'est qu'un océan,
Qu'il soit baigné de lumière
Ou maculé de tourments,
Que l'on ait le coeur en peine
Ou repu de sourires de son amant,
Admirer sa houle fière
Se laisser emporter par ses déferlants...

Jamais aucune frontière
A voir dans le soleil couchant,
Contempler sa flamboyante crinière
Dans la mer se noyant,
D'un côté, la lune altière
De l'autre, le soleil disparaissant
Se renvoyant cette lumière
Au grès des heures et du temps...

Les vagues en batelières
Viennent mourir sur nos corps gémissant,
La lune et le soleil, pêle-mêle
Comme nous, dans la mer se baignant
On trouvé leur chambre dans le soir d' hier
Pour un amour incandescent...
Je les ai vus s'aimer, amante cavalière
Dans le crépuscule, avec nous se noyant...



8 sept. 2011

Il pleut...


Il pleut sur ma Vendée
De fines gouttes suicidaires
Qui se mélangent à la mer

Il pleut sur mon amant
Qui lui se moque bien du temps
De bronze dégoulinant

Il pleut sur mes joues
Debout face à l'océan
Se noient tous mes tourments

Il pleut sur le sable
Formant de petits cratères
Dunes d'amour bien particulières

Il pleut dans mon coeur
Je dois repartir au loin
Retrouver mes sapins

Il peut pleuvoir n'importe où
le soleil est dans mon coeur
je t'aime toi mon petit bonheur...

Clémentine*



7 sept. 2011

Feux de soleil...

Laisser le soleil dessiner
Sous mes paupières closes
Des tâches de couleurs
Les associer à mon bonheur...
Le vert de tes yeux
Illuminant les miens
Cette tache rouge...
Toi, mon soleil du matin....
Tous ses papillons qui s'égarent
Là, sous mes paupières,
Ne sont que des baisers ailés
Tous venant de toi,
Le vent qui caresse ma joue...
Un effleurement de tes doigts,
Mon esprit influence-t-il ma vision ?
Un fantôme bleu
Passe dans les cieux...
Le soleil émerge des nuages
Le bras replié devant mon visage
A sa chaleur je m'abandonne
Je me laisse couler, douce torpeur,
Chaude couleur virant au framboise
Étincelle de couleur d'espoir,
Je sais qu'il arrivera ce moment délicieux
Ou le rouge feu du soleil passera au bleu...
Doux moment où tu me prendras contre toi
Alors, en attendant, moi, je ne bouge pas....
Allongée sous le soleil,
Je le laisse me dessiner des merveilles...


5 sept. 2011

Espoir de Bronze...



Petite maison de pêcheur
De pierres blanches aux volets bleus,
Nichée entre les dunes
D'amour imprévu avec la lune,
Cachée aux yeux du monde
Elle l'attend dans chaque seconde,
Regardant la mer,
toujours son coeur espère,
Il est parti en fevrier
Embarqué comme terre-neuvier,
Depuis, ne comptant que trop les jours
La séparant de son amour
Elle écoute les volets bleus qui tapent...
C'est soir de grande tempête..
le vent s'amuse avec elle
Lui souffle de drôles d'idées
De mauvaises pensées qui la font pleurer,
Femme de marin,
C'est se noyer dans le crachin,
Attendre , attendre encore
Espérer de plus en plus fort
Son retour,
Mais quel jour...
Quand ils se sont mariés,
Son cadeau pour elle a été...
Cet heurtoir de bronze
A son amour, une réponse
Qu'elle va sans cesse caresser...
Un Homme , Une Femme,
Reliés dans un éternel baiser....

Clémentine*


1 sept. 2011

La sieste

Faire la sieste, mais ne pas dormir
Se noyer dans une ouate de plaisir
N'effleurer que l'endormissement
Feindre l'abattement
Entendre sans écouter
Dans le vent les sons glisser
Les yeux clos sous le sombrero
Se laisser engloutir par un tempo lento
Bercée par les bruits de la plage
Emportée comme dans un grand coquillage
Le vent bruissant dans les pins
Devient caresse, c'est divin
La mer devient volage
Elle m'emporte dans son sillage
Tout se mélange, tout devient flou
Je plonge dans des rêves bien trop doux
Alanguie sur mon transat
Je dois leur sembler béate
Caresse du soleil sur mon corps
Avec lui je me sens en accord
Il en devient fripon...
Je n'ai pas de jupon...
Déconnectée de la réalité
Je ne reviens à moi que par ton charmant baiser...

Clémentine*