Il faut bien que tombe la pluie pour faire croire que jamais les larmes ne fuient.....
Quand les larmes de pluie caressent mon visage
Laissant tonner la vie sur mon cœur en orage
Chaque goutte, en débordance de mer
Criant son désespoir, de mon âme s’exaspère
Elles jouent, brûlantes et brouillent ma vue
Me laissant couler seule, en déconvenue
Dans mon lac glacé devenu immense flaque
Je dépose le sel d'un ange devenu démoniaque
Comme ingénue sous le ciel brisé d'un arc
Je ne prie plus, me noyant dans le gris du lac
Passera le temps et viendra le printemps
Qui séchera mes larmes au détour d'un grand vent...
Clémentine*
Janvier 2013
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