25 janv. 2022

En transit... (carnet de vacances)







Quitter Saigon... pour Siem Reap



Les gens...
Ratatinés sur leurs sièges
Écouteurs collés aux oreilles
Main cramponnée à leur portable
Petit monstre dévorant toute tentative de partage,
Les yeux rivés sur leur minuscule écran
Que peuvent-ils voir de la vie les entourant
Les gros oiseaux aux couleurs des quatre coins du monde
S'ébrouent derrière la baie vitrée
Ils grondent, rugissent, puis ronronnent
Se remplissant de minuscules play-mobiles
Eux aussi, venant de tous pays
Les grands oiseaux de fer ingurgitent
Un à un les petits bonshommes
D'autres les vomissent sur le tarmac brûlant,
Je fais partie de ces petits monstres prédigérés,
Mais j'ai regardé... ressentis et compris
Ces grands oiseaux toujours affamés,
Prêt à nous faire découvrir  les quatre coins du monde
Pour nous toucher au plus profond de nos coeurs 
Devant toutes les merveilles de notre belle planète...

Clémentine*






                                                         Au revoir Hô Chi Minh Ville (Vietnam)

 

                                                  Bonjour Tonlé Sap (Cambodia)






4 janv. 2022

Papillon du premier janvier*__*








Ce midi du premier janvier...
Une surprise,
Belle et douce surprise
Comme un présage
Joli présage de voyage
Celui reporté depuis deux années...
Odyssée en Egypte,
Sphinx et pyramides
Tombeaux, felouque et désert..

Des ailes petit-bonheur virevoltantes
Se risquent par la porte-fenêtre béante
Ce premier jour de l'an exceptionnel de douceur
Râ se trompant de saison, esquisse le printemps
Papillon!
Fou que tu es,
Leurré par un rayon de soleil
Tu as délaissé ta cachette,
Papillonnant comme en mai

Ne l'aurais-je point entendu me susurrer bonne année?


j'ai omis de vous dire, cet étourdi du premier janvier,
papillon de nos jardins... le moro-sphinx...

Clémentine*02/01/22

je n'ai pas eu le temps de le photographier, celui que je vous offre est d'un automne passé...

22 déc. 2021

Sur un air de diva...


                                                      


Sur un air de diva...

Dans ma ville,
Jolie petite ville de lorraine
Une course à faire...
Un matin chafouin
De ceux brumeux en cette saison
Je me gare entre patinoire et ciné
Je sais le raccourci pour aller voir mon photographe
Alors je prends les escaliers sous l'ombrage du château
Entre l'ancien et le moderne de ma ville
Le passage est sombre mais...
Tous les cinq pas, une clarté me précède...
A l'aller, je déambule  tranquillement
Mais en revenant, son regard admiratif sur mes clichés
Me donne le sourire, mon expo sera belle...
De retour à ma voiture, je me dirige sous le passage et...
Me voici me transformant en diva!
Sous le doré des feuilles d'automne
Entrant dans chaque halo lumineux,
Mes talons claquent sur le sol
Je me redresse, attendant les hourras de la foule...
Mais seule je suis, qu'importe, la lumière me suffit
Je salue comme une star de la main
Et mon rire résonne sous la voute
Je suis "la diva'' méconnue du passage ...et cela me suffit !

Clémentine*d'humeur rieuse 
20/10/2021



29 oct. 2021

Divine Pudique...






Pudique beauté tu es
Belle de rondeur appelant caresses
Sublime est ta peau chocolatée
Femme baobab toute en féminité

Dans mon intérieur, tu cherches ta place

Sous le regard de ma Dame au baiser
Tendrement, je t'ai placée
Elle, l'extravagante, toi, la pudique
Une fraction de seconde m'a suffit
Pour comprendre qu'elle t'attendait

Il me semble que son baiser, son regard étoilé
Avec toi, je vais devoir le partager

Mademoiselle Pudique, tête baissée
Tu t'accroches à ta dentelle dorée
Essayant de caché ta somptueuse nudité
Mais Dame au baiser saura t'apaiser
Et peut-être une nuit, sous la lune dorée
Laisseras-tu de ton corps, glisser ta dentelle offensée...   

Clémentine*
28/10/2021  

Une oeuvre de Corinne Humbert
              LaCoco.ceramique (facebook)               



Douceur matinal




Arc-En-Ciel, Couleurs, Nature, L'Eau, Mer, Océan, L'Été
image par David Mark de Pixabay




Quand de ta douceur matinale, tu m'enveloppes
Me laissant deviner ta passion pour ma peau
Quand, encore les yeux clos
Sous tes caresses, je m'abandonne
Frissonnante de plaisir
M'étirant comme un chat
De mon Est tu pointes ton joli nez
Me promettant belle journée
Mais il t'arrive aussi de bouder
De te cacher ou d'éternuer
Prenant jolie douche
Tu me dessines amoureusement
Arc de lumière et de passion
M'invitant à te rejoindre dans ta folie
Au pied d'une montagne, en pleine campagne
Ou sur un joli rivage à vite découvrir 
L'amour que tu y as caché
 Suivre en funambule et tirer sur ce fil
De jouer avec les nuages
Et de te retrouver de l'autre côté
Arc-en-ciel à chevaucher
Combien d'autres avant moi ont essayé?

Clémentine*
3/03/21



26 août 2021

La sieste de Salvator Dali

                        






Se reposer mais ne pas trainer
Dormir sans s'endormir
Rituel d'après-repas
Douce pénombre en pièce feutrée
Les lourds rideaux  cramoisis sont tirés
Le maître s'installe en fauteuil préféré
Gala se retire sur la pointe des pieds
Doux pas feutrés glissent sur le plancher...
Une clé...
Belle clé patinée par les ans
Celle qui se transmet de père à enfant
Qu'importe si elle n'ouvre plus l'huis d'antan
Elle reste la clé des songes et du vent
Ceux qui construisent notre destinée bellement
Au sol, un plateau de cuivre posé
De rosaces et d'entrelaces martelé
En son fauteuil lové
Salvador, pieds sur le pouf juchés
Bras droit nonchalamment accoudé
Tenant entre pouce et index la lourde clé 
 À l'orée du rêve, rejoindre Morphée
S'évanouir en brume onirique désirée
Jusqu'à ce tintement répété
La clé tressaute sur le plat cuivré
Voilà, c'est fini de rêvasser
Fin de la sieste, la clé est tombée
Reprends tes pinceaux  et lisse ta moustache soignée
 Peint ce que tu as rêvé
Pour nous transporter hors réalité
*
Qu'importe les années, toujours ta peinture me feras rêver

Clémentine*
20/08/2021



La rose méditative » Salvador Dali (1958) – Blog Wipplay

La rose méditative de Salvador Dali(1958) image blog Wipplay

15 août 2021

le Mont St Michel










Il est des endroits qui vous submerge et vous garde à jamais
Où y revenir  reste toujours un rêve à caresser du bout du cœur
Qu'importe le temps, les années sans passage, le Mont est là,
Il vous attend et vous transporte
 Vous touchant au plus profond de votre être
J'ai toujours ce plaisir d'effleurer ses vieilles pierres
De respirer l'atmosphère si étrange qui s'en dégage
Vite, quitter la ruelle centrale où s'entasse les touristes
Grimper ces petits passages pour mieux encore respirer
Respirer, ressentir, frôler ses pierres et voir la baie
Elle s'étale, majestueuse et capricieuse
Faisant fi de ses étranges créatures testant son sable mouvant
Au loin les agnelles paissent tranquillement
les mouettes font ballet avec les cormorans
L'Archange doré joue à gratte-nuages dans le vent
Et moi...
Je rêve, souriant béatement...

Et vous offre une visite du Mont à ma façon...

















































  












































Comme toujours, j'évite de photographier les gens, et là , au Mont, c'est un exploit!!!!!!*__*