Quitter Saigon... pour Siem Reap
Les gens...
Ratatinés sur leurs sièges
Écouteurs collés aux oreilles
Main cramponnée à leur portable
Petit monstre dévorant toute tentative de partage,
Les yeux rivés sur leur minuscule écran
Que peuvent-ils voir de la vie les entourant
Les gros oiseaux aux couleurs des quatre coins du monde
S'ébrouent derrière la baie vitrée
Ils grondent, rugissent, puis ronronnent
Se remplissant de minuscules play-mobiles
Eux aussi, venant de tous pays
Les grands oiseaux de fer ingurgitent
Un à un les petits bonshommes
D'autres les vomissent sur le tarmac brûlant,
Je fais partie de ces petits monstres prédigérés,
Mais j'ai regardé... ressentis et compris
Ces grands oiseaux toujours affamés,
Prêt à nous faire découvrir les quatre coins du monde
Pour nous toucher au plus profond de nos coeurs










































