13 nov. 2015

Guerriers oubliés



GUERRIERS OUBLIÉS







À toi mon grand-père
 À toi et à tous tes frères
Guerriers Amérindiens oubliés de la Grande Guerre
Venu offrir votre jeunesse
À notre pays en détresse
Venu combattre pour une liberté
Qu'en votre pays on vous avait volé
Dans l'unité d'Indianhhead la valeureuse
Créée en Lorraine pour combattre l'anguleuse
Votre langue faisant merveille
Pour dérouter l'ennemi aux grandes oreilles
Votre devise *Second to none*...
Gravé sur votre totem... *Second de personne
Longtemps, longtemps je t'ai haï
D'être en ton pays sans Eux, repartit
Toi l'Indien, fils des nuages et du vent
Venu en France connaître amour et tourment


Comment Jeanne, la jolie gantière
 Aurait-pu résister à ta physionomie altière            
À ton regard  gris de pluie et d'acier
Celui qu'en héritage à mon père tu as laissé
Comme le corbeau de ses cheveux et ton caractère
Toujours porté en lui comme flamboyante bannière
Elle, blonde descendante des courageux combattants de la Mothe
Toi, le Sioux rebelle venu de la grande plaine des loups et des coyotes
Sur fond de guerre vous vous êtes aimé
À la mort vous avez fait joli pied-de-nez
Puisqu'un peu de votre sang vous m'avez laissé
Tu n'as pas eu le choix, il te fallait repartir
L'armée se moquant bien de votre devenir


Votre sagesse et votre espoir en mon cœur sont ancrés
Transmis à mes enfants, votre générosité
Nous sommes gouttes de vie, gouttes de sang mêlés
 Fiers et altiers comme vous auriez aimé
Je sais qu'après moi, ils seront là pour encore de toi parler
Toi, Thokala, si tu savais combien tu nous as manqué...

clémentine*
11 11 15









2 nov. 2015

L'or de Midas

         





   


Midas, lentement vient de s'éveiller
Sous le soleil d'automne, tout étonné
Il ne peut s'empêcher de tout affleurer
Ses doigts engourdis le démangent
Monts et vallons lui paraissent si étranges


Dans mes bois sereinement s'est promené
À mon chêne silencieusement s'est appuyé
Imperceptiblement ma tendre forêt a changé
Une onde mordorée tel un frisson d'archange
Poursuit dans les cimes doucereuses mésanges

L'or s'empare des feuilles craquelées
Des fougeraies et des châtaigneraies
Jetant mille éclats au soleil renfrogné
Le roi Midas de son pouvoir échange
Feuilles vertes en belle fin de vendange

Éole, en prince charmant enjoué
S'essouffle à emporter ses trésors cachés
Les laissant choir tendrement sur mon nez
Papillons d'automne jamais ne me dérangent
Quand d'amour ils sont bien bel échange

Roi Midas, ton temps est compté
Bientôt plus de feuilles il ne va rester
Ma forêt pour un an tu vas vite oublier
    Aux premiers frimas tu vas prendre tangence   
Au pays de Morphée reprendre tes rêves d'errance

Roi Midas, tu ne le savais pas
Mais ton pouvoir ne servait qu'à cela
Rendre d'or ma fantasque contrée jolie
Un court moment, chaque année de sa vie
Pour un doux ravissement de mes yeux ébahis


  Clémentine*


25 octobre 2015








L'or de Midas

         







       

               Midas, lentement  vient de s'éveiller               
Sous le soleil d'automne, tout étonné
Il ne peut s'empêcher de tout affleurer
Ses doigts engourdis le démangent
Monts et vallons lui paraissent si étranges


Dans mes bois sereinement s'est promené
À mon chêne silencieusement s'est appuyé
Imperceptiblement ma tendre forêt a changé
Une onde mordorée tel un frisson d'archange
Poursuit dans les cimes doucereuses mésanges

L'or s'empare des feuilles craquelées
Des fougeraies et des châtaigneraies
Jetant mille éclats au soleil renfrogné
Le roi Midas de son pouvoir échange
Feuilles vertes en belle fin de vendange

Éole, en prince charmant enjoué
S'essouffle à emporter ses trésors cachés
Les laissant choir tendrement sur mon nez
Papillons d'automne jamais ne me dérangent
Quand d'amour ils sont bien bel échange

Roi Midas, ton temps est compté
Bientôt plus de feuilles il ne va rester
Ma forêt pour un an tu vas vite oublier
    Aux premiers frimas tu vas prendre tangence   
Au pays de Morphée reprendre tes rêves d'errance

Roi Midas, tu ne le savais pas
Mais ton pouvoir ne servait qu'à cela
Rendre d'or ma fantasque contrée jolie
Un court moment, chaque année de sa vie
Pour un doux ravissement de mes yeux ébahis


  Clémentine*


25 octobre 2015








22 oct. 2015

pour ma jolie Anaïs♥❀‿❀


 

Il n'y a que toi pour....
Naître en octobre afin de célébrer divin printemps
De l'année tu es le plus doux rebondissement
 Que tes yeux rieurs et ton visage charmant
   Sèment autour de toi bonheur éternellement

Bel anniversaire ma petite grenouille*


PS ...à l'aube de tes 40 ans, promis, je ne t'appellerai plus
 ma petite grenouille!
je♥❀‿❀ 

11 sept. 2015

Bruissent les fougères



Gémit le sapin
Bruisse la fougère
Chante la bruyère
Jauni la feuille indécise
Pleure la source assoiffée
C'est la fin, belle fin de l'été

Brame le cerf
Fuit l'hirondelle
Ultime vol du gazé
Se cache le faon apeuré
Ondule la truite tachetée
Prémices de jours automnés

Clémentine*
 11 09 2015





9 sept. 2015

Rêves en bout de doigts





*

Je suis une moissonneuse
Une collectionneuse
Une assembleuse
Une rêveuse
*
Du bout des doigts mon pastel
Rehaussé de pétales atemporels
Glissent les couleurs
Mélangées avec douceur
*
Usure de clés anciennes
Gardiennes de vie d'antan
 Sur marc de café bohème
 Dessinent ma vie maintenant
*
Notes de musique amnésiques
S'envolant de touches patinées
En douce pastourelle romantique
D'antique clavecin de sa vie expirée
*
Bois graines et cailloux
Argile feuilles où roseaux
Coquillages en île romantique
Tout est prétexte à tableau
*
Mon imagination n'a pas de limite
Mes boites à trésor se remplissant
Au gré de mes balades insolites
Toujours mes tableaux sont aimant
*
Je suis une moissonneuse
Une collectionneuse
Une assembleuse
Une colleuse
*
Mais surtout
Surtout je suis
Et resterai
Une rêveuse
*

Clémentine*
09  09 15






3 août 2015

NOUVELLES.....DE LA PLAGE, le parasol...







.... 25 juillet 2015

LE PARASOL

La grande bleue dit-on... c'est vrai, la turquoise est merveilleuse, les vagues, plutôt son léger clapotis invite au farniente...déballage de serviettes sur le brûlant du sable, on se pose, juste le temps d'ouvrir le petit parasol bleu, signe de ralliement de ma petite tribu, pas de temps à perdre, vite, laisser cette eau salée nous porter, nous envahir, nous parfumer d'iode, nous caresser de ses ondulations, sublimer nos ébats, nous laisser imaginer une précision de dauphin dans nos cabrioles... rire, éclaboussements, courses contre les vagues, les garçons se mesurent au crawl, ma championne de natation les dépasserait en quelques brasses, mais là, dans leur rôle de maman, mes deux filles surveillent leur progéniture, sûrement un peu trop pensent nos ados....
Du large... tout est relatif bien sûr... regard sur notre parasol bleu-piscine( chouette, il n'y a que le nôtre de cette couleur, plus facile à repérer pour revenir sur la plage) mais un parasol jaune à rayures blanches... à moins que cela ne soit le contraire, blanc à rayures jaunes vient de fleurir devant le nôtre.... vous me direz classique le bayadère... bien sûr, totalement de votre avis, classique.... mais voilà, déjà dix minutes que nous avons calfeutré le doux de notre postérieur humide sur nos serviettes multicolores, à regarder quelques voiliers glisser sur la ligne d’horizon, le parasol rayé de jaune et de blanc, lui, est cramponné par une main aux doigts crispés sur sa hampe... un peu de vent venant du large balaie la plage, mais rien ne vole à part les grains de sable chaud venant de serviettes secouées par certains, remballant leur matériel... sûrement là depuis un peu trop longtemps au vu de la couleur écrevisse du corps de la dame, qui n'avait pas de parasol elle ! La main cramponnante dégouline d'un bras sortant d'un tee-shirt couleur anis, qui lui s'écrase sur un maillot marron, qui ne sera certainement pas mouillé, au vu de la montre de ville portée à l'autre poignet servant d'appui sur la serviette de bain, plus haut, là-haut, cachant les cheveux, un chapeau de paille, joliment rétro avec son ruban... une mamie, dans son rôle de mamie à qui on a confié ses petits-enfants pour des vacances à la mer, deux marmots de trois et quatre ans, un qui fait câlin à l'ombre du chapeau et du parasol, l'autre, ne cesse dans un va-et-vient jusqu'à la mer de remplir son seau afin d'arroser le château construit par le papy, qui lui, s'imaginait sûrement dans le short de ses dix ans, à construire tours et remparts, sans oublier le fossé que le gamin remplit.... remplit.... remplit.... il est venu vers moi, regardant sans mot-dire le joli coquillage que j'avais ramassé... maintenant, son château à une bannière originale...
Quant à la mamie, elle cramponne toujours le parasol, constante, une demi-heure... elle tient, mon maillot est sec depuis belle lurette et elle , n'a toujours pas bougé… que craint-elle ? Un coup de vent force huit ? Ou alors que le maniaque des parasols bayadères ne passe et d'un geste vif s'empare de la précieuse ombrelle et ne s'enfuit en courant le long de la grève... je l'imagine ce voleur, l’œil aux aguets, repérant sa proie... une toile rustique, de préférence rayée de jaune et de blanc...tiens, ce grand brun frisé qui regarde partout... un voleur de parasol en puissance... certainement, il va se jeter sur le piquet planté sur le rivage, l'arracher d'un mouvement énergique en bousculant la mère-grand, qui elle ,va piquer du nez sur le sable, en avaler un peu, ce qui étoufferait ses cris et lui permettrait à lui de s'enfuir avec son butin.... sûr, le nôtre, mini-parasol en nylon ne l’intéresse pas.... mamie ! tu viens de lâcher le parasol pour plonger la main dans ton grand sac ! Quel suspens, le voleur va-t'-il profiter de cette poignée de secondes pour te le piquer ? Trop tard pour le voleur, mamie s'est essuyé le nez, puis reprit sa faction... la main crispée sur le manche.....voilà plus d'une heure qu'elle se cramponne, en tout bien et tout honneur à son parasol... mais que se passe-t-il donc dans sa tête...hormis le voleur, elle voit sûrement son bout'chou de petit-fils le prendre et le retourner, s'en faisant un navire flottant à la crête des vagues et partir au loin, emporté par le vent, lui faisant de grands signes de la main avant d'aller faire escale en des pays lointains, la laissant aux prises de la colère parentale, de n'avoir su prévoir le drame d'une fugue en mer.... ou alors, elle craint que le papy n'en dispose comme parachute ascensionnel pour aller reluquer de plus-haut les formes avantageuses de certaines naïades ayant oublié de mettre le haut de leur maillot pour prendre uniformément cette belle couleur pain d'épice qui fera pâlir de jalousie leurs collègues ayant choisi la campagne comme lieu de villégiature quand elles reprendront le boulot.... ou que le vendeur de chouchous, tout de jaune vêtu, si bien assorti à son parasol, son carton à l'odeur de sucre et de friture sur la tête, passant au rythme d'une samba chantée avé l'assent d'ici, qu'ils sont bons mes beignets, choooco chooocolat, les beignets du cap'taine choco (incroyable ce type, pour moi, la vedette de la plage, ne lui manque que le perroquet sur l'épaule pour que je me retrouve à Rio!) bref, la crainte du vendeur de chouchous voulant lui prendre son parasol, le retournant et l’utilisant comme étal pour sa marchandise... ce qui voudrait dire qu'il nous rabattrait les oreilles tout l'après-midi avec sa samba au chocolat.... prudente et prévoyante la mamie... qu'il continue donc à sambater le long de la plage....
Non, je pense tout simplement qu'elle espère une belle bourrasque qui la ferait s'envoler par-dessus tous ces maillots de bain mettant en avant quelques jolies formes ou laissant bide flasque et rougissant de certains vacanciers dégoulinant de crème bronzante, oui, elle attend ce coup de mistral l'emportant, corps fané accroché au mât du parasol jaune rayé de blanc, la faisant virevolter dans les airs, à lui faire perdre notion du moment, cet air qui, à chaque secousse vous ramène en arrière, vous faisant perdre les années passées trop vite, elle espère virevousser* suffisamment longtemps , laissant le mistral effacer les rides d'hier, lui rendant dans un souffle éolien ses vingt ans... alors, doucement, elle redescendrait, son chapeau de paille laissant échapper ses boucles blondes soyeuses, son tee-shirt anisé mettant en valeur une poitrine sortant triomphalement d'une juvénilité arrogante, son short serait plus court, laissant les garçons se pâmer devant une superbe pomme joufflue et bien ferme....oublié les petits-enfants et le papy tout plissé, les châteaux de sable et le vendeur de chouchous, elle se poserait comme une mouette gourmande à côté de ce bel apollon offrant ces biceps au soleil et aux regards admiratifs des midinettes de la plage... et puis.....
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Je devrais peut-être moi aussi me cramponner à la hampe de notre parasol couleur bleu-piscine.... qui sait.....

Clémentine* en mod'vacances.... 25 juillet 2015